PLAN CANCER II : CONTRE LES INEGALITES
Actualité publiée le 06-11-2009
Discours de Nicolas Sarkozy
Démographie médicale recentrée sur la prise en charge de la maladie, lutte contre les inégalités et les grands facteurs de risque, le Président Nicolas Sarkozy a dévoilé le 2 novembre à Marseille, les principales mesures du Plan Cancer II parmi lesquelles des mesures favorisant "la lutte contre les inégalités" et "la vie après le cancer". Un plan ambitieux pour la période 2009- 2013, mais néanmoins critiqué qui sera suivi, a promis le Chef de l'Etat, par un 3è Plan Cancer. En France, le taux d'incidence du cancer augmente de 1% et le nombre de nouveaux cas dépasse 350.000 par an.
Le cancer touche 850.000 personnes en France. La France se situe parmi les 8 pays du monde avec les meilleurs taux de survie, à la 2e place devant les États-Unis pour le cancer colorectal chez la femme et à la 6e place pour le cancer de la prostate. Mais les taux d’incidence ont augmenté d’environ 20% sur une période de 20 ans, autant chez les femmes que chez les hommes et le nombre de nouveaux cas de cancers est estimé, en 2008, à 353.000 cas. Le cancer reste la première cause de mortalité en France avec 145.000 décès en 2008.
La démographie médicale doit être renforcée sur les spécialisations liées à la prise en charge des cancers, y compris pour les professions paramédicales, comme par exemple, les infirmiers coordonateurs qui jouent un rôle primordial dans le parcours médical du patient atteint de cancer.
Sur les inégalités, Nicolas Sarkozy a relevé un risque 2 fois plus élevé, pour les personnes âgées de 30 à 65 ans, chez les ouvriers que pour les professions libérales. « Qu’a-t-on fait de l’égalité ? » La prévalence du cancer du poumon est 3 fois et demi plus importante chez les ouvriers. L’inégalité géographique est également constatée par le chef de l’Etat qui souhaite renforcer la recherche sur les facteurs de risques sociaux et environnementaux.
Mieux comprendre, mieux prévoir, mieux prévenir. Il faudra donc dépister l’ensemble de la population avec une augmentation volontariste du cancer du colon et du sein et dans les régions où le dépistage est le plus faible.
Le respect du patient, quelque soit son origine, l’annonce du diagnostic, la réponse thérapeutique, dès l’annonce du diagnostic, l’accès aux traitements de pointe et aux molécules innovantes à tous et dans toutes les régions, les tests moléculaires permettant des traitements individualisés, doivent faire reculer les inégalités face au cancer.
Evaluer la maladie sur des données plus récentes : Mieux évaluer l’efficacité sur le terrain des campagnes de prévention ou de dépistage qui restent encore parfois peu suivies. Nicolas Sarkozy a reproché l’absence d’actualisation de nos données datant de 2005. Des données récentes peuvent permettre de travailler sur les principales évolutions de la maladie et tirer des conclusions sur les facteurs de risque.
Lutter contre les grands facteurs de risque :
Comme le surpoids et l’obésité, à propos desquels rappelle le Chef de l’Etat, que les tissus adipeux ont une sensibilité à la maladie plus importante.
Comme la sédentarité : L’activité physique ne doit pas être l’apanage des classes sociales favorisées, la sédentarité est à l’origine de 2.200 nouveaux cancers par an. » Le sport est un élément capital de la santé ».
Le tabac et l’alcool sont deux facteurs de risque bien connus. Sur le prix du tabac, Nicolas Sarkozy a rappelé la hausse de 6%, à compter du 9 novembre « une forte augmentation », a-t-il précisé en période d’inflation nulle. Interdiction de la vente de tabac sur Internet, communication choc, aide au sevrage tabagique avec une couverture augmentée pour les bénéficiaires de la CMU et les femmes enceintes, interdiction de la vente d’alcool aux mineurs, quantité d’alcool précisée sur chaque bouteille, un rôle des associations, comme les Alcooliques Anonymes, renforcé, autant de mesures à renforcer pour lutter contre les grands facteurs de risque.
Mieux préparer la vie après le cancer, car 50% des cancers sont suivis d’une guérison. Avec le vieillissement de la population, le nombre de patients vivant après la maladie va donc augmenter. Il faut donc développer une vision pleine d’espoir et décomplexée de la vie après le cancer, a précisé le Chef de l’Etat. 50% des patients devront pouvoir bénéficier d’un programme personnalisé de suivi après cancer devra donc être proposé au patient. Si on guérit du cancer, la sortie de l’ALD (Affection Longue Durée) doit être possible.
Enfin sur les assurances, Nicolas Sarkozy a jugé inacceptable les hausses de tarifs de crédit ou d’assurance pratiquées par certaines compagnies. L’Etat pourrait dans ce cas être également apporteur de garantie. La médecine du travail doit également se mobiliser sur le retour à l’emploi après un cancer.
Un troisième Plan Cancer suivra donc ce second Plan cancer, a assuré le chef de l’Etat.
Sources : Discours du Président, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 4 novembre 2009 (Visuel INPES)
Plus d’infos : Télécharger le rapport du Pr Jean-Pierre Grünfeld « Recommandations pour le Plan Cancer 2009-2013 – Pour un nouvel élan »
Lire aussi : NOUVEAU PLAN CANCER 2009-2013 : Pour un nouvel élan -
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Cette actualité a été publiée le 06/11/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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