1ER DECES de grippe A/H1N1 en France : L'ALERTE POUR LES SUJETS A RISQUE
Actualité publiée le 31-07-2009
Prévention
Alors que la France comptabilise un peu plus d’un millier de cas déclarés de grippe à virus A/H1N1 depuis le mois d’avril, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a confirmé jeudi le décès, survenu au CHU de Brest, d’une jeune fille âgée de14 ans, chez laquelle ce virus avait été détecté et identifié. Mais le pôle épidémiologique français, dans un communiqué, a tenu à préciser que cette jeune fille souffrait d’une maladie grave, compliquée d’une autre infection pulmonaire sévère. On peut en déduire que le virus grippal n’a fait que déséquilibrer l’état de santé de cette patiente, ce qu’on appelle décompensation.
Précision de l’InVS (1) : dans le cadre d’un bilan systématique lié au contexte de l’épidémie actuelle, une recherche du virus A/H1N1) 2009 a été effectuée et s’est révélée positive, les conclusions de l’évaluation clinique ne sont pas en faveur d’un décès directement lié au virus A/H1N1.
Cette précision a une valeur exceptionnelle : celle de rappeler à la population ce que, dans le flot désordonné d’informations et de surenchère médiatique, on oublie de lui dire : que ce n’est pas tant la grippe elle-même qui entraîne directement le décès, mais l’infection virale survenant sur un terrain à risque d’aggravation, de décompensation voire de décès dans des situations bien identifiées, dont maladies chroniques.
Ces situations justifient chaque année l’offre de prise en charge totale de la vaccination saisonnière pour plusieurs catégories de groupes à risque : d’une part les sujets âgés de 65 ans et plus qu’on estime plus vulnérables sur le plan immunitaire, et d’autre part les personnes de moins de 65 ans atteintes de l’une des maladies chroniques (ALD) suivantes :
- diabètes de type 1 et 2 ;
- insuffisance cardiaque grave, troubles du rythme graves, cardiopathies valvulaires graves, cardiopathies congénitales graves (dont anciens opérés) ;
- insuffisance respiratoire chronique grave, asthmes, bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ;
- accident vasculaire cérébral invalidant ;
- forme grave des affections neurologiques et musculaires (dont myopathies), épilepsie grave ;
- déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, infection à VIH ;
- néphropathies chroniques graves et syndromes néphrotiques primitifs ;
- drépanocytose ;
- mucoviscidose
Depuis 2006, la prise en charge du vaccin est accordée aux enfants et adolescents (6 mois à 18 ans) dont l’état de santé nécessite un traitement prolongé par l’acide acétylsalicylique (Aspirine), essentiellement syndrome de Kawasaki et arthrite chronique juvénile.
Dans l’attente du vaccin spécifique du virus A/H1N1, tous ces sujets doivent observer les précautions habituellement conseillées par leur médecin pour éviter une possible contagion.
Conclusion : Les groupes à risque qu’on ne vaccine qu’en septembre sont actuellement plus à risque que les autres
Auteur : Yann-Mikael Dadot, Santé log, mise en ligne le 30 juillet 2009
Source InVS
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(1) L’Institut de veille sanitaire (InVS) est chargé de surveiller l’état de santé la population et d’alerter les pouvoirs publics en cas de menace pour la santé. Il met en œuvre cette mission dans tous les domaines de la santé publique, notamment maladies infectieuses, maladies chroniques, traumatismes, santé environnementale, santé au travail. |