ACCIDENT NUCLEAIRE : Pourquoi prendre des comprimés d’iode ?
Actualité publiée le 16-06-2009
Prévention
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), les ministères chargés de l’Intérieur et de la Santé ont lancé, le 15 juin, la 4ème campagne de distribution de comprimés d’iode pour les populations situées autour des centrales nucléaires EDF. Toutes les personnes résidant autour des centrales nucléaires françaises pourront retirer gratuitement, dans les 6 mois, leur boîte de comprimés d’iode stable dans une pharmacie. Mais pourquoi ces comprimés d’iode ?
Environ 400 000 foyers et 2 000 établissements recevant du public répartis sur 500 communes sont concernés par cette 4e campagne de distribution de comprimés d’iode. Chaque foyer vivant dans un périmètre de 10 km autour de l’une des 19 centrales nucléaires françaises sera invité par courrier à retirer sa boîte de comprimés d’iode dans une pharmacie participant à l’opération.
L’objectif de cette nouvelle campagne est de mieux associer les citoyens en délivrant des messages clairs :
– En cas d’accident nucléaire, l’ingestion d’iode stable est un moyen simple et efficace de protéger la thyroïde contre les effets de l’iode radioactif mais elle doit être accompagnée d’autres actions de protection (la mise à l’abri, les restrictions alimentaires et l’évacuation) ;
– Les jeunes de moins de 18 ans et les femmes enceintes étant les plus sensibles aux rejets d’iode radioactif, leur protection est prioritaire.
L’iode est un oligo-élément naturel indispensable au bon fonctionnement de la thyroïde
On trouve de l’iode dit stable dans l’eau et les aliments que nous consommons. Les comprimés d’iode stable sont fabriqués avec de l’iode tout à fait comparable à celui qui se trouve dans la nature. L’iode stable vient se fixer sur la thyroïde et participe à la sécrétion d’hormones.
En revanche, l’iode qui pourrait être rejeté en cas d’accident nucléaire provient d’une réaction physique qui a lieu à l’intérieur de réacteur. Il s’agit d’iode radioactif.
Le comprimé d’iode pour protéger la thyroïde : En cas d’accident nucléaire, inhalé ou ingéré, l’iode radioactif pourrait accroître le risque d’apparition de cancer de la thyroïde. En saturant cet organe avant le rejet, l’iode stable évite la fixation de l’iode radioactif, limitant ainsi notablement son impact sanitaire.
Les autres actions de protection :
- La mise à l’abri : c’est la première des mesures à prendre en cas d’alerte. Dès son lancement, il faut s’enfermer dans un bâtiment en dur avec ses comprimés d’iode sous la main et une radio en état marche… car elle permet de se tenir au courant de la conduite à tenir. L’ingestion d’iode doit être impérativement combinée à la mise à l’abri.
- L’évacuation : elle peut décidée par le préfet en fonction de l’ampleur des rejets. L’alerte est donnée avec toutes les informations nécessaires avant les rejets importants.
- Et le cas échéant, des interdictions de consommer certains produits.
Une grande campagne d’information, relayée par les institutions locales et le site d’info distribution-iode.com est mise en place à partir du 15 juin.
Accéder au site consacré à la campagne de distribution de comprimés d’iode www.distribution-iode.com
Source : ASN/campagne iode 2009, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 15 juin 2009
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Cette actualité a été publiée le 16/06/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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