ACCIDENTS de la vie courante : MAIS COMMENT PRÉVENIR les chutes, 1ère cause chez la personne âgée
Actualité publiée le 05-09-2010
IFOP-INED-OMS
Le récent sondage réalisé pour Axa par Ifop n’apporte que peu d’éléments nouveaux si ce n’est le rappel de la nécessité de prévenir les accidents de la vie courante puisque seule moins de la moitié des Français déclare prendre des précautions pour se prémunir des accidents de la vie courante. L’Institut national d’études démographiques (INED) a récemment publié son rapport sur le même sujet (juin 2010), faisant ressortir que les chutes à domicile sont la première cause d’accident chez les personnes âgées, représentant pour les 65 ans et plus, 75% des accidents de la vie courante. Au même moment l’OMS fait le point, les chutes sont la deuxième cause de décès par traumatisme accidentelle ou involontaire dans le monde entier et, chaque année, 424.000 personnes meurent d'une chute le monde. Au delà de ces chiffres, une question, comment prévenir?
L’Institut national d’études démographiques (INED) avait publié son rapport en juin dernier avec des résultats très fins. Chaque année, environ 6 % des personnes de 65 ans ou plus se blessent lors d’un accident de la vie courante et à 75% en raison de chutes survenant à domicile ou à proximité sur la voie publique. C’est la principale cause d’accident chez les personnes âgées. Ainsi, 80% des accidents ou violences sont des accidents de la vie courante chez les personnes de 65 ans ou plus. Et les chutes à domicile sont la première cause d’accident chez les personnes âgées, représentant pour les 65 ans et plus, 75% des accidents de la vie courante. Ces chutes résultent des troubles du vieillissement, de facteurs extérieurs (logement inadapté, isolement) et parfois de comportements à risques (sédentarité, dénutrition, consommation de médicament ou d’alcool). Deux fois sur trois, ces accidents nécessitent un suivi médical ou une hospitalisation de quelques jours et près de 5 % des personnes âgées hospitalisées en décèdent.
L’enquête « Axa » rappelle que les accidents de la vie courante, estimés à 11 millions par an sont responsables de plus de 20.000 décès chaque année concentrés sur les tranches d’âge des moins de 5 ans et des plus de 65 ans. Seules 47% des personnes interrogées disent prendre des précautions. Mais les précautions de base comme la sécurisation et les aménagements de la maison, ne suffisent pas.
C’est le cas pour les 9.000 décès de personnes âgées de plus de 65 ans associés chaque année en France à une chute, bien que cette donnée globale ne soit pas suffisante pour établir un lien de causalité directe. La mortalité associée à ces chutes augmente rapidement avec l'avancée en âge, dans les deux sexes. Lorsque la chute est responsable de fracture, il s'agit dans la majorité des cas d'une fracture de l'extrémité supérieure du fémur, indirectement responsable d'une mortalité élevée dans les mois qui suivent. Indépendamment du risque fracturaire, l'impact psychologique de la chute peut être majeur.
Mais Comment Prévenir ?
La prévention primaire repose sur le repérage du risque. Il est recommandé de demander à toute personne âgée, si besoin à son entourage, quel que soit le motif de consultation, si elle est tombée durant l'année précédente, et dans quel contexte.
Même s'il n'y a pas eu de chute, le simple fait de poser la question permet de parler de prévention.
Les médicaments ou maladies altérant les fonctions sensitives, cognitives ou motrices sont susceptibles d'augmenter le risque de chute chez la personne âgée. Le risque augmente avec le nombre de maladies présentes ou de médicaments pris. Le risque de traumatisme consécutif à la chute est plus important chez les femmes âgées de race blanche et de faible poids (qu'il soit exprimé en poids total, IMC ou masse graisseuse), et en général en cas de pathologies fragilisant l'os, altérant la vision, la marche et l'équilibre ou en cas de polypathologie chronique. Améliorer la prise en charge de ces problèmes de santé et réduire la polymédication sont les principales cibles des programmes d'intervention multifactorielle de prévention des chutes.
De nombreux facteurs extrinsèques, comportementaux ou environnementaux, interviennent dans la genèse de la chute et de ses conséquences traumatiques éventuelles. Des mesures standard de prévention des chutes ne paraissent pas réalistes : elles doivent toujours être personnalisées en tenant compte à la fois des dangers de l'environnement, des comportements et des capacités de réaction propres à la personne concernée. En conclusion, le professionnel de santé a un rôle essentiel à jouer.
Au même moment, l’OMS confirme, dans sont rapport sur les chutes que ce sont les adultes âgés de plus de 65 ans qui souffrent le plus grand nombre de chutes mortelles. Dans le monde, chaque année, 37,3 millions chutes seraient assez graves pour nécessiter des soins médicaux.
L’OMS confirme la nécessité de véritables stratégies de prévention devant mettre l'accent sur l’éducation des personnes et des proches, la formation, la création d'environnements plus sûrs et même le développement de la recherche liée aux chutes.
Source : OMS (Vignette) WHO global report on falls prevention in older age [pdf 1.05Mb], AXA, INED, mise en ligne Claire Tancrède, Santé log, le 4 septembre 2010
Lire aussi: sur la Maltraitance des personnes âgées
Accéder au Dossier Perte d’autonomie du patient âgé (Tableau et visuel) (Pour y accéder, vous devez être inscrit et vous identifier)
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Cette actualité a été publiée le 05/09/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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