ALERTE PAUVRETE : LES INEGALITES RUINENT LA SANTE
Actualité publiée le 10-09-2008

Le 25 septembre, le Secours populaire français sort son deuxième numéro exceptionnel de Convergence : Alerte Pauvreté qui portera sur le thème de la santé vue par les plus démunis.
Au sommaire de ce numéro exceptionnel
Ce numéro d’Alerte Pauvreté débute par un reportage photo d’Eric Prinvault mettant en images le quotidien des patients d’un médecin de campagne, bénévole au Secours populaire, qui exerce au nord de Saint-Etienne.
Première partie : Alerte
Soins minimum : à la santé des précaires
En Seine-Saint-Denis, 12 % de la population bénéficie de la CMU. Le département a la plus faible densité médicale d’Ile-de-France urbaine. Même avec la CMU ou la CMU complémentaire, des familles renoncent à des soins et ne consultent qu’en urgence. Certaines se passent de lunettes, d’autres paient leur dentier « au noir ».
Souffrance mentale : l’évasion vers la folie
La précarité et l’exclusion ont des conséquences psychologiques. Dépression, consommation de médicaments, conduites addictives... Une partie des psychiatres, confrontés à cette souffrance, veulent éviter de trouver des solutions médicales à des problèmes sociaux.
Désert médical : les patients ont des limites
A la campagne, le manque de médecins, la fermeture d’hôpitaux, l’absence de transports contraignent les plus démunis à renoncer à se soigner… Le désert médical gagne aussi les villes. Dans le Limousin, des bénéficiaires de minima sociaux donnent leur avis sur le système de soins.
Deuxième partie : Baromètre Ipsos/SPF
Le baromètre du Secours populaire français et d’Ipsos révèle le sentiment des Français sur la pauvreté, la précarité et les inégalités dans le domaine de la santé.
Troisième partie : Solidarité
Travail : Les doigts dans l’engrenage
L’emploi peu qualifié et précaire entraîne des accidents, des invalidités, des dépressions… A cela, s’ajoute la baisse des revenus qui conduit des salariés en activité à venir chercher de l’aide au sein des associations. Un reportage-photo illustre les conditions de vie et de travail pénibles, les séquelles des accidents du travail ou des maladies professionnelles. Une enquête apporte, également, un éclairage sur la vie quotidienne de salariés précaires, de privés d’emplois, de malades, d’invalides et de médecins du travail
Amour : Cette chère humanité
La plupart des retraites ou l’allocation-adulte-handicapé ne permettent pas de faire face à la dépendance. Une série de portraits de familles, de soignants ou de bénévoles témoigne de l’amour nécessaire pour s’engager auprès de personnes malades, handicapées ou âgées.
A table ! : Savoir-faire populaire
Comment cuisinent les bénéficiaires de l’aide du Secours populaire ? Un reportage-photo montre le déroulement d’un repas au sein de familles, après leur passage au libre-service de la fédération du Secours populaire d’Agen.
Une enquête explore les habitudes alimentaires des personnes en situation de précarité et la manière dont les associations humanitaires tiennent compte de l’équilibre nutritionnel. Les participantes d’un atelier cuisine racontent également comment elles ont appris à cuisiner les asperges.
Résistance
Sans papiers, il est de plus en plus difficile de se soigner. Au Secours populaire, on ne fait pas de « tri » parmi les exclus. Des bénévoles et des sans papiers témoignent de leurs souffrances et de leur combat pour qu’il n’y ait plus d’ « invisibles ».
Quatrième partie : Séminaire populaire
Les associations humanitaires se retrouvent confrontées à un double problème : la transformation du système de protection et de soins et la souffrance engendrée par les difficultés sociales.
Cette quatrième partie présente l’évolution de l’environnement sanitaire et social dans lequel intervient le SPF grâce aux analyses de Didier Fassin, anthropologue, sociologue et médecin, de Martine Berthod-Wurmser, chargée de mission à l’Inspection générale des affaires sociales, et du professeur André Grimaldi, chef de service de diabétologie et métabolisme à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
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