AMP : Nouvelle campagne de l’Agence de la Biomédecine
Actualité publiée le 02-03-2010
Communication
L’AMP, une réponse possible à l’infertilité. On estime à plus de 25 ou 30.000 le nombre de couples s’adressant chaque année aux centres d’AMP. C’est pourquoi l’Agence de la biomédecine initie une nouvelle vague d’information sur l’assistance médicale à la procréation (AMP). Son objectif est double : mieux faire connaître cette activité et informer sur le don de spermatozoïdes et d’ovocytes.
On estime qu'un couple sur sept consulte un médecin au moins une fois pour des difficultés à concevoir un enfant et un couple sur dix suit des traitements pour remédier à son infertilité. 20.657 enfants sont nés à la suite d'une AMP en France en 2007 (soit 2,5 % des naissances totales) et 6% de l’activité d’assistance médicale à procréation fait appel à un don de spermatozoïdes ou d’ovocytes.
L’AMP, pour qui, pour quoi ? L’AMP est indiquée lorsque le couple (un homme et une femme) en âge de procréer, marié ou justifiant de 2 ans de vie commune se trouve face à une infertilité médicalement constatée. Elle est également proposée afin d’éviter la transmission d’une maladie grave à l’enfant ou à l’un des membres du couple. Selon l’indication et l'histoire du couple, diverses prises en charge peuvent être proposées au couple : insémination artificielle, fécondation in vitro classique (FIV) ou avec micro-injection de spermatozoïde dans l'ovocyte (ICSI). Pour certains couples, le don de spermatozoïdes ou le don d’ovocytes est la seule chance de donner naissance à un enfant.
Quelles sont les principales causes de l’infertilité ?
Les causes d’infertilité physiques ou pathogènes : Un nombre suffisant de spermatozoïdes fonctionnels chez l’homme, une ovulation de bonne qualité chez la femme et la possibilité d’une rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovocyte sans obstacle… Lorsque ces conditions ne sont pas réunies, des couples font face à des problèmes d’infertilité.
L‘infertilité liée à l’âge : La fertilité baisse naturellement avec l’âge que ce soit chez la femme ou chez l’homme. Ainsi, avec un fort désir de grossesse du couple, la probabilité mensuelle d’obtenir naturellement une grossesse est de 25 % si la femme a 25 ans, de 12 % si elle a 35 ans et seulement de 6 % à 42 ans. La méconnaissance de cette réalité peut parfois faire croire à tort aux couples que l’AMP sera le remède efficace à leur infertilité.
Et parfois l’infertilité reste inexpliquée, dans 10 à 20 % des cas.
La règle des deux ans d’essai est souvent énoncée avant d’envisager l’AMP car la probabilité de concevoir un enfant de manière naturelle durant cette période est très forte. Cependant, cette règle des deux ans varie en fonction du contexte : si elle est valable dans le cas d’un couple jeune, il s’agira au contraire d’aller au plus vite si une pathologie est connue au sein du couple, en cas d’antécédents familiaux ou si la femme a plus de 35 ans (âge à partir duquel la fertilité féminine diminue fortement).
L’AMP en pratique :
Où se renseigner sur les démarches à suivre ? Auprès de votre gynécologue ou de votre médecin traitant, interlocuteurs les plus à même de répondre aux diverses questions et de prescrire les examens nécessaires au bilan d’infertilité.
Combien ça coûte ? L’assurance maladie prend en charge, après accord préalable, six inséminations artificielles et quatre fécondations in vitro, jusqu’aux 42 ans révolus pour la femme. Il ne faut pas hésiter à poser la question au médecin agréé ainsi qu’à sa mutuelle afin de connaître sa participation.
Quelle technique d’AMP est la plus efficace ?
Il n’y a pas de technique plus efficace qu’une autre mais des choix adaptés en fonction de la cause de l'infertilité et de l'histoire du couple. C’est pourquoi un bilan médical est systématiquement réalisé chez l’homme et chez la femme.
Sources : Agence de la Biomédecine, (Visuels) site internet à disposition du public www.procreationmedicale.fr, adaptation et mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 2 mars 2010
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Cette actualité a été publiée le 02/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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