ANTENNES RELAIS et CANCERS chez l’enfant : Une étude du British Medical Journal récuse toute association
Actualité publiée le 23-06-2010
British Medical Journal
Selon l’étude réalisée par des chercheurs londoniens et publiée dans l’édition du 22 juin du British Medical Journal (BMJ), les femmes enceintes n’ont pas à s’inquiéter d’une augmentation du risque de leucémie ou d’autres formes de cancers, pour leurs futurs enfants, lorsqu’elles vivent à proximité d'une antenne-relais. Des résultats qui provoqueront, sans aucun doute, une réaction de la part des associations mais qui ont été obtenus par la plus large étude réalisée à ce jour sur le lien entre cancers de l’enfant et antennes-relais.
En France, la position de l'Agence française de sécurité sanitaire environnement et travail (Afsset) reste partagée. Fin 2009, l’Afsset a présenté sa « méta-analyse » portant sur plus de 3.500 références issues de diverses écoles de pensées scientifiques, d’expertises en sciences humaines. En bref, l’Afsset met en évidence l’existence d’effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées par l’Afsset comme incontestables sans qu’aucun mécanisme d’action entre les radiofréquences et les cellules n’ait pu être identifié. Ses conclusions, développer encore la recherche, en particulier sur les risques liés à la reproduction et aux effets sur les jeunes enfants et cartographier l’exposition aux fréquences.
Les chercheurs du Centre for Environment and Health de l’Imperial College de Londres, ont donc suivi 1.397 enfants âgés de 0 à 4 ans, atteints de leucémie ou de tumeur au cerveau. Chacun de ces cas a ensuite été comparé à ceux de 4 enfants en bonne santé d'un âge similaire.
Ils ont ensuite établi une carte des 76.890 antennes-relais en Grande-Bretagne pendant la période 1996-2001 et calculé le niveau de radiation auquel la future mère aurait pu être soumise, en fonction de son logement et de la distance de son domicile aux antennes.
La distance moyenne entre le domicile et la station d’antenne relais, enregistrée à la naissance était similaire, à la naissance, pour les cas d’enfants présentant des cancers et les cas témoins tout comme la densité des radiofréquences.
Résultats de l’étude: Si les auteurs rappellent que leur étude n’a porté que sur les cancers d’enfants âgés de moins de 4 ans, et non sur des cancers pouvant apparaître plus tard dans la vie, ils concluent à l’absence d’association entre risque de cancers chez e petit enfant et exposition de la mère à des stations GSM durant sa grossesse. En effet, les mères d’enfants atteints de cancer n'habitaient, à la naissance de l’enfant, pas plus souvent à proximité d'une antenne relais que les mères des enfants témoins.
Aujourd’hui, en France, l’Afsset a tout de même recommandé de réduire au maximum les expositions du public en recommandant les téléphones portables les moins exposants -et l’affichage clair du débit d’absorption spécifique (DAS)- et la cartographie d’exposition aux radiofréquences afin d’en tenir compte, avec les opérateurs, pour les installations futures.
Source : BMJ 2010;340:c3077 “Mobile phone base stations and early childhood cancers: case-control study », mise en ligne Alexis Yapnine, santé log, le 22 juin 2010
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Cette actualité a été publiée le 23/06/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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