AP-HP : 3 à 4.000 SUPPRESSIONS D’EMPLOIS confirmées
Actualité publiée le 24-01-2010
Sevice public
L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) devrait engager, d’ici 2012, 3 à 4.000 suppressions de postes, sur les 92.000 postes actuels représentés par ses 37 hôpitaux et 676 services. C’est ce qu’annonce, au 23 janvier, le directeur de l’AP-HP dans une interview au Parisien, 48 heures après la grève organisée contre la politique de réduction de postes dans la Fonction publique. Certes, un nombre de suppressions moins important que ce qui avait précédemment été annoncé lors de la publication du projet social 2009-2012 qui prévoyait la suppression de 5700 emplois, mais des suppressions d’emplois qui concerneront autant le personnel médical et paramédical que les personnels administratifs.
Un déficit en augmentation : Avec un déficit de 20 millions d’euros en 2008 puis de plus de 100 millions d’euros en 2009, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), désormais – et depuis le vote de la loi « Hôpital »- sous l’autorité de l’agence régionale de santé, devra tenter d’atteindre l’équilibre en 2012, par l’application d’un plan vigoureux. En particulier, réaliser 228 millions d’euros d’économie sur les charges de personnel, prévus dans le projet social 2009-2012. Il s’agit concrètement dans ce Plan, de la suppression de 5.700 emplois dont 1.150 postes initialement annoncés pour 2010.
L’opposition des commissions médicales : Le professeur Pierre Coriat, président de la commission médicale d'établissement de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), avait tiré la sonnette d’alarme, mi-novembre dernier, assurant qu’il démissionnerait en cas de maintien du plan de suppressions de 1.150 postes en 2010. Mi décembre, 31 Présidents de comités consultatifs médicaux (CCM) répartis dans l’ensemble des 37 établissements de l'AP-HP s’étaient déclarés, un mois plus tard, à la suite de cette annonce, également prêts à démissionner. Conformément aux nombreux débats
Suppression de 3 à 4.000 emplois : Le directeur de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) Benoît Leclercq vient de confirmer la suppression d'ici 2012 de 3.000 à 4.000 emplois dont la moitié devrait concerner des soignants et des médecins, alors que jusqu’à ces derniers temps, seuls les personnels administratifs étaient concernés par ces suppressions. Cette réduction de postes passera, comme c’est déjà le cas pour certains services de spécialité, par des fusions d’établissements ou de services de l’Assistance publique.
La suite logique du débat sur la Loi HPST : La manifestation du 28 avril 2009, en plein débat sur la Loi Hôpital, avait rassemblé 15.000 personnels hospitaliers toutes catégories confondues, les organisations syndicales des personnels et les organisations syndicales de médecins pour la défense du service public hospitalier. Ce mouvement avait été très fortement suivi à l’AP-HP par plus de 70% du personnel paramédical et administratif, motivés par la crainte de voir diminués, avec la nouvelle gouvernance des Agences Régionales de Santé (ARS), les pouvoirs du Comité Médical d’Etablissement (CME) et d’évoluer vers une logique financière au dépend de la qualité des soins. Le Mouvement de Défense de l’Hôpital Public (MDPH) écrit : « Ce n’est que le début des baisses d’effectifs, s’inquiètent directeurs d’hôpitaux et médecins, qui ont déjà dû réduire leur recours aux CDD et à l’intérim ces dernières années. Les établissements hospitaliers ont commencé à mettre en œuvre les suppressions d’emplois prévues d’ici à 2012, dans le cadre des plans de retour à l’équilibre des comptes. Plus de 10.000 suppressions de postes ont d’ores et déjà été annoncées, mais 15.000 pourraient s’avérer nécessaires ».
Mise en ligne Maurice Chevrier, santé log, le 23 janvier 2010 (Visuels AP-HP, Necker)
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Cette actualité a été publiée le 24/01/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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