AP-HP : Suspension du plan de restructuration
Actualité publiée le 14-03-2010
Hôpital public
Les personnels de l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris qui occupaient la salle de conseil du siège de l'AP-HP depuis jeudi 11 mars ont obtenu, le 12 mars dans la soirée, une suspension du plan de restructuration, durant les négociations. Révision des mesures initialement prévues sur l'emploi, les conditions de travail mais aussi sur le regroupement de certains établissements et services, c'est en fait l'ensemble du projet de restructuration qui devra être renégocié avec les syndicats. L'absence de stratégie concertée du groupe hospitalier public avait été évoqué par les médecins, soignants et personnels hospitaliers. Le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Benoît Leclercq, pourrait quitter la direction générale du groupe. Ce mouvement syndical a reçu l'appui de personnalités politiques, dont celle du député et médecin Jean-Marie Le Guen, président du conseil d'administration de l'AP et d'un millier de manifestants, jeudi 11 mars devant le siège de l'AP à Paris.
Les projets de restructuration de la direction de l’AP-HP qui compte 37 hôpitaux et 176 pôles d’activité clinique, donnent lieu, maintenant depuis plusieurs semaines aux mouvements des syndicats mais également des Présidents des Commissions médicales (CME) dont 31 répartis sur l’ensemble des 37 établissements de l'AP-HP s’étaient déclaré prêts à démissionner, tout comme le professeur Pierre Coriat, président de la commission médicale d'établissement de AP-HP, fin 2009, à l’annonce du plan de restructuration.
En janvier dernier, Benoît Leclerc, Directeur Général de l’AP-HP, avait pourtant relayé la nécessité pour l’AP-HP d’évoluer pour répondre aux nouveaux défis sanitaires, économiques et sociaux , annonçant la création progressive de 11 groupes hospitaliers, de 2009 à 2011 pourvus « d’un socle commun d’offre de soins de proximité incluant en particulier l’accueil des urgences et de leur aval médical et chirurgical. » Pour ce faire, il était prévu que ces groupes puissent mutualiser leurs fonctions administratives ou supports (restauration, maintenance...), ce qui signifiait une restructuration de l’ensemble.
La réalité économique : Avec un déficit de 20 millions d’euros en 2008 puis de plus de 100 millions d’euros en 2009, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), depuis la loi « Hôpital »- sous l’autorité de l’agence régionale de santé (ARS) doit atteindre l’équilibre en 2012 en réalisant une économie de 228 millions d’euros d’économie sur les charges de personnel, prévus dans le projet social 2009-2012. Ce Plan prévoit la suppression de 5.700 emplois dont 1.150 postes annoncés pour 2010.
Ainsi, 3 à 4.000 suppressions de postes, sur les 92.000 postes actuels avaient été annoncées en janvier par Benoît Leclerc, à la suite de la grève organisée alors par les syndicats, contre la politique de réduction de postes dans la Fonction publique à mettre en regard les 5 .700 emplois menacés indiqués dans le projet social 2009-2012 de l’AP. Une centaine de représentants occupent la salle de conseil du siège de l'AP-HP depuis jeudi 11 mars.
Le MDPH, Mouvement de défense de l’hôpital public dénonce les défauts d’élaboration et du plan stratégique, une absence de budget prévisionnel, celui-ci ne devant être adopté qu’en mai – juin, un siège surstructuré qui regrouperait entre 2000 et 4000 personnes. Selon le MDPH, la CME ne vote plus le budget et se situe en aval des décisions.
Source : MDHP, APHP, mise en ligne Maurice Chevrier, santé log, le 13 mars 2010 (visuel AP-HP, vignette MDHP)
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Cette actualité a été publiée le 14/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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