ASCO- CANCER : TRIPLEMENT des cas d'ici 2030
Actualité publiée le 03-06-2009
Prévention-dépistage
Le cancer est une cause majeure de décès dans le monde à l'origine de 7,4 millions de décès soit 13% de la mortalité mondiale et les experts du 45è congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) confirment l’augmentation importante des cas de cancer en particulier dans les pays en développement. Communication entre les professionnels et les patients et développement de l’éducation et de la prévention étaient également à l’ordre du jour.
Si les cancers du poumon, de l’estomac, du foie, du colon et du sein sont chaque année les plus meurtriers, ce sont justement ces cancers qui ont bénéficié des avancées thérapeutiques présentées durant ce dernier congrès de l’ASCO. Nouveaux types de diagnostics permettant d’administrer à chaque patient le meilleur traitement pour aller de plus en plus vers une personnalisation des traitements, essais cliniques démontrant les espoirs d’un traitement combiné de deux anti cancéreux pouvant retarder la progression ou bloquant la multiplication cellulaire chez des patients atteints de cancers du poumon avancés, nouveau traitement ciblant la capacité des cellules cancéreuses à se réparer permettrait d’obtenir une réduction de la tumeur dans le cancer du sein, plus de 4000 études apportant de grands espoirs thérapeutiques sont en cours.
Environ 30% des décès par cancer, soit 13% de la mortalité mondiale, pourraient être évités.
En particulier dans les pays en développement qui regroupent près de 70% des décès par cancer. Dans ces pays les estimations de l’OMS prévoient que leur nombre devrait augmenter pour atteindre, selon les estimations, 12 millions en 2030 à l’échelle mondiale.
Les principales causes sont liées à l’interaction entre des facteurs génétiques du sujet et des agents extérieurs pouvant être classés en trois catégories:
- les cancérogènes physiques, comme le rayonnement ultraviolet et les rayonnements ionisants;
- les cancérogènes chimiques, comme l’amiante, les composants de la fumée du tabac, l’aflatoxine (contaminant des denrées alimentaires) ou l’arsenic (polluant de l’eau de boisson);
- les cancérogènes biologiques, comme des infections dues à certains virus, bactéries ou parasites.
Le tabagisme, la consommation d’alcool, une mauvaise nutrition et les infections chroniques liées aux virus de l’hépatite B (HBV), de l’hépatite C (HCV) et du papillome humain (HPV) sont les principaux facteurs de risque cancéreux, en particulier dans les pays à faible revenu. En mettant en place des stratégies de prévention, de dépistage précoce et de prise en charge précoce des malades, on pourrait éviter environ 30% des cas de cancer. L'accès aux médicaments anti-cancéreux à bas coûts est également nécessaire que ce soit pour les pays en développement ou les pays industrialisés, comme les Etats-Unis où une grande partie de la population ne bénéficie pas de couverture maladie.
Un des défis de demain, a déclaré Richard L. Schilsky, président de l’ASCO ( Photo ci-contre), alors que le poids du cancer va tripler d’ici 2030, est de faire face à l’augmentation des coûts de prise en charge du cancer. Un groupe de travail de l’ASCO vient d’être constitué pour travailler sur ce dossier et l’une des premières recommandations est une bonne communication entre les professionnels et les patients et un développement de l’éducation et de la prévention pour faire comprendre quels sont les principaux facteurs de la maladie et donc les facteurs de coût de sa prise en charge.
Source ASCO (Visuel et vignette) : http://www.asco.org/ASCOv2/Meetings/ASCO+Annual+Meeting/2009+ASCO+Daily+News/Sunday%2C+May+31%2C+2009/Personalization+of+Cancer+Care%3A+Facing+Today%E2%80%99s+Challenges+and+Improving+Survivorship+Plans+for+Tomorrow
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Cette actualité a été publiée le 03/06/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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