BONHEUR : 40 ANS, l’âge ingrat ?
Actualité publiée le 06-11-2008
Société :
L’Insee publie aujourd’hui sur son site « France, portrait social » le bilan des évolutions économiques et sociales observées au cours de l’année 2008.
L’évolution du sentiment de bien-être tout au long de la vie est l’un des 3 thèmes tout particulièrement développés dans ce rapport.
On pourrait croire que le bonheur ou ce « sentiment de bien-être » décroît au fil des années mais ce baromètre réalisé sur les plus de 25 ans fait apparaître un résultat surprenant : le sentiment de bien-être commence par décliner jusqu’à la quarantaine environ pour son apogée au cours de la soixantaine.
Réalité ou psychologie ? Le revenu et la stabilité de la situation financière, ne sont pas les seuls facteurs de cette évolution. Les étapes de la vie mais aussi la maturation des processus psychologiques d’adaptation ou de réajustement des aspirations contribuent très certainement à la perception et à la déclaration de ce bien-être.
Consommer pour compenser ? Paradoxe, si la consommation en France est à son maximum autour de 40-50 ans, ce serait justement la période de vie où les ménages sont les plus malheureux. Phénomène de compensation ?
Et la santé ? Selon cette même étude, 32 % des personnes de plus de 65 ans se déclarent très peu satisfaites de leur état de santé et plus de 20 % des interviewés se déclarent très peu satisfaits de leur vie sociale (contre 15 % seulement des 35-49 ans). Le sentiment de bien-être reste stable entre 65 et 70 ans mais décline au-delà.
Source : Etude Insee- Portrait social Edition 2008 du 6 novembre 2008 - Cédric Afsa, Vincent Marcus
Télécharger le chapitre complet : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/FPORSOC08n.PDF
Auteur : Maurice Chevrier, infirmier
Publié le 6 novembre 2008
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