CAMPAGNE contre la DROGUE : Sensibilisation, répression, éducation
Actualité publiée le 07-10-2009
Prévention

25 millions de consommateurs de drogues en Europe, 4 millions en France et de nouvelles tendances chez les jeunes comme la poly-consommation, l’usage plus fréquent de la cocaïne ou la consommation de nouvelles drogues dangereuses, tel le GBL. Le ministère de la Santé, en liaison avec la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie vient de lancer une nouvelle campagne de communication et de lutte contre la toxicomanie.
En février dernier, l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) publiait son rapport annuel 2008. Si aujourd’hui, dans le monde, la consommation de drogues s'est relativement stabilisée avec 25 millions de « consommateurs », soit moins de 0,5% de la population mondiale soit trois fois moins qu’au siècle dernier, l’Europe reste le second consommateur de drogues dans le monde.
En France, si l’on « laisse de côté » l’alcool, les niveaux de consommation de drogues diminuent globalement chez les jeunes : 42,2% des jeunes de 17 ans ont expérimenté le cannabis et 7,3% sont des fumeurs réguliers, une proportion en baisse depuis 2002 (12,3%) mais les niveaux d’expérimentation des substances psychoactives illicites autres que le cannabis augmentent globalement depuis 2000.
Premier volet d’un « tryptique » : Sensibilisation, répression, éducation, seront les 3 volets de cette campagne. Ce premier volet sera en effet suivi d’un volet « judiciaire", rappelant que la consommation de drogue est interdite et passible de sanctions : Les peines principales comprennent un an d’emprisonnement, 3 750 euros d’amende ou l’une de ces deux peines. La peine peut être portée, pour certaines personnes en charge de l’autorité publique ou en exercice dans certains secteurs jusqu’à à 5 ans d’emprisonnement et/ou 75.000 euros d’amende..
L’injonction thérapeutique ou d’autres mesures d’obligation de soins sont également des réponses à la disposition du Procureur qui peut enjoindre à un usager, même mineur, de se soigner.
« Drogues ne fermons pas les yeux » : Sensibiliser chacun, aux effets physiques et neuropsychiques des stupéfiants est l’objectif de la nouvelle campagne qui vient d’être lancée par la MILDT et l’INPES, pour le Ministère de la Santé. Tous doivent être concernés parents, jeunes mais aussi professionnels de santé et acteurs sociaux.
Les nouvelles tendances de la consommation de drogues justifient une campagne de sensibilisation de tous :
La « démocratisation » de la cocaïne : L’Europe reste le deuxième marché de la cocaïne dans le monde. En France, on estime ainsi à plus d’1 million le nombre de personnes âgées de 12 à 75 ans ayant expérimenté de la cocaïne et celui des usagers occasionnels (au moins un usage au cours de l’année) à 250 000. (1) L’usage de la cocaïne « progresse » ainsi chez les plus jeunes, avec un prix du gramme de cocaïne en baisse aux alentours de 60 € en 2008 : à 17 ans, l’expérimentation de ce produit concerne environ 25 000 jeunes. Ce nombre a triplé entre 2000 et 2008 (0,9 % d’expérimentation en 2000 et 3,3 % en 2008).
Le nouveau phénomène, la polyconsommation : La polyconsommation qui désigne le fait de consommer, avec une certaine fréquence, au moins deux substances psychoactives, rendent la prévention et la prise en charge plus compliquées car elle concerne des situations cliniques (dépendances, associations, interactions) et/ou des patients très différents. Entraînant une aggravation des conduites de consommation, elle peut amplifier les risques sanitaires et sociaux.
De nouvelles drogues, comme le GBL, font leur apparition : La Gamma-butyrolactone, un liquide toxique, utilisé tel quel ou mélangé à d’autres produits chimiques (solvants, décapants..), transformé dans le corps en GHB peut entraîner malaises, coma, dépression respiratoire, jusqu’au décès.
Ces nouveaux profils de consommations impliquent la mise en œuvre de nouvelles stratégies de prévention et de prise en charge. 3 vidéos "virales" présentent ainsi un "dealer" hilare nommer "pilule de l'arrêt cardiaque" l'ecstasy, connue comme "la pilule du bonheur". Un nouveau ton pour de nouveaux risques ?
Source : http://www.drogues.gouv.fr/ (Visuels), mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 5 octobre 2009
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