CANCER de la vessie : Un leader de la photo maîtrise la récidive
Actualité publiée le 20-05-2010
Technologie
La société Olympus, spécialiste japonais de l’optique, l’un des leaders mondiaux de la photographie et de l’exploration endoscopique des organes, n’a donc pas tout à fait abandonné le secteur de la santé – même s’il a cédé récemment sa division diagnostic biologique – comme le montre sa récente présentation d’une technique innovante pour maîtriser les récidives cancer de la vessie.
Il s’agit en l’occurrence d’un système de diagnostic photo-dynamique (DPD), associé à la résection transurétrale (TURis : transuretral resection in saline : sérum physiologique), tous deux développés par Olympus. Diagnostic précis et traitement ciblé peuvent freiner la progression et la récidive de ce cancer. En quelques mots, le DPD permet de détecter précocement, facilement et avec précision les cancers superficiels de la vessie. Le cancer de la vessie est diagnostiqué aujourd’hui par cystoscopie, c'est-à-dire l’introduction d’un endoscope avec sa source lumineuse dans la vessie par l’urètre (exploration transurétrale), permettant une vision directe de cet organe.
La technologie d’imagerie DPD utilise la lumière bleue pour augmenter le contraste entre tissu tumoral rouge et le tissu sain bleu. De cette façon, ce dispositif met-il également en évidence les tumeurs satellites, ce que ne permet pas la cystoscopie conventionnelle à lumière blanche (WLC).
Des études ont montré que le DPD au stade précoce réduit de trois à cinq fois le taux de récidives à 5 ans d’une tumeur superficielle de la vessie, c’est à dire n’infiltrant pas le muscle (détrusor), et prolonge de manière significative la survie sans rechute. Cette technique de diagnostic permet une maîtrise optimale du cancer, au stade précoce et comme à long terme, assurant de réduire le risque de progression et de récidive de la maladie maligne.
Parallèlement, Olympus a développé une technique de résection des tumeurs superficielles (TURis) -visuel-, sûre et efficace, qui améliore la tolérance par les patients de ce type de traitement du cancer de la vessie. Elle a contribué à une amélioration significative de la qualité chirurgicale de l’ablation des tissus cancéreux ainsi pratiquée au stade précoce.
Contrairement à la résection unipolaire courante, la TURis bipolaire irrigue le site opératoire avec du sérum physiologique. De cette façon, la résection bipolaire réduit le saignement et prévient de possibles complications post-opératoires graves. La durée de cathétérisme et d’hospitalisation sont ainsi raccourcis, la guérison des patients se fait plus rapidement.
L’association d’une détection plus précoce et plus précise des tissus cancéreux par une technique de diagnostic en fluorescence et une exérèse plus sûre et plus précise de ces tissus (technologie d’ablation bipolaire) devrait aboutir pour l’avenir à un traitement optimal de ce cancer moins méfdiatisé par rapport à certains autres…
Le cancer de la vessie peut être diagnostiqué plus précocement aujourd’hui, les lésions carcinomateuses in situ de haute malignité peuvent être détectées plus facilement, et les cellules cancéreuses résiduelles (post-chirurgicales) sont détectées et subissent une exérèse plus précise. Ainsi, les patients récupèrent vite et mieux après l’opération et sont même assurés de vivre plus longtemps, sans récidive.
Les données obtenues cette année indiquent que la vaporisation bipolaire par plasma des tumeurs vésicales confirment que cette alternative aux méthodes classiques est réellement un traitement endoscopique de valeur au stade précoce de ce cancer du fait de son efficacité, de sa morbidité réduite, de la réduction de la durée d’hospitalisation qu’il autorise et des suites post-opératoires satisfaisantes.
Source : BusinessWire, Olympus Europe (Iconos) , mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 20 mai 2010
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Cette actualité a été publiée le 20/05/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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