CANCER DE L’OVAIRE : ENFIN UNE AVANCEE THERAPEUTIQUE
Actualité publiée le 15-06-2009
Phase 3
Au cours d’une étude de phase 2 d’un nouveau médicament, l’aflibercept (ou VEGF Trap), Sanofi-Aventis, et son partenaire, la biotech Regeneron Pharmaceuticals ont constaté une « amélioration statistiquement significative » chez des patientes traitées pour cancer avancé de l’ovaire avec ascite récidivante (collection liquide dans l’abdomen). Ce critère d’amélioration est ici l’allongement du délai entre deux ponctions trans-abdominales (paracentèse) destinées à soulager ces patientes, l’ascite étant souvent une complication d’un cancer avancé.
Le cancer de l’ovaire (environ 4400 cas par an) se développe lentement. Comme les ovaires sont situés profondément dans le bas-ventre, le diagnostic est souvent fait tardivement, d’autant qu’il n’existe pas d’examen de dépistage systématique. Le traitement est avant tout chirurgical, suivi le plus souvent d’une chimiothérapie.
Le délai moyen entre deux paracentèses a été porté à 55 jours chez les femmes qui recevaient l’aflibercept contre 23 jours dans le groupe de femmes recevant un placebo. L’ascite du cancer de l’ovaire avancé, est dite maligne. Elle résulte d’une perméabilité vasculaire accrue et du blocage des voies lymphatiques qui régulent le volume du liquide intra-péritonéal. L’ascite peut être douloureuse, gêner la respiration et altérer les capacités fonctionnelles des patientes.
La paracentèse permet de drainer l’excès de liquide de la cavité abdominale et de soulager provisoirement les patientes de leurs symptômes mais son effet est généralement de courte durée. La ponction est réalisée à intervalle de 1 à 2 semaines. Elle n’est pas sans effets indésirables: hypotension, péritonite, embolie pulmonaire, lésions viscérales ou vasculaires, dénutrition.
L’aflibercept (VEGF Trap) est un inhibiteur de l’angiogenèse (néo formation de vaisseaux au bénéfice de la tumeur), une protéine de fusion qui se lie à toutes les formes du facteur de croissance endothélial vasculaire A (VEGF-A), ainsi qu’au VEGF-B et au facteur de croissance placentaire (PIGF), facteurs de croissance angiogéniques (stimulant la néoformation de vaisseaux) impliqués dans l’angiogenèse tumorale et l’inflammation. L’aflibercept se lie au VEGF-A et au PlGF avec une affinité très élevée.
Des études de phase 3 ont démarré pour l’aflibercept en association à des chimiothérapies courantes dans le traitement du cancer colorectal métastatique, du cancer du poumon non à petites cellules, du cancer du pancréas, du cancer de la prostate hormono-résistant. Plus de 60 % des patients ont déjà été recrutés pour ces études dont les données initiales devraient être disponibles en 2010.
Auteur : Yann-Mikael Dadot, Santé log, le 16 juin 2009
Source : Sanofi-Aventis www.sanofi-aventis.com et Regenron www.regeneron.com
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Cette actualité a été publiée le 15/06/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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