CANCER DU COL DE L'UTÉRUS : Dépistages pilotes dans 13 départements
Actualité publiée le 27-07-2010
INCa
Des dépistages pilotes ont été lancés dans ces 13 départements : Haut-Rhin, Bas-Rhin, Isère, Martinique, Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Cher, Indre-et-Loire, Maine-et-Loire, La Réunion et Val-de-Marne. S’il existe 2 vaccins contre 2 Papillomavirus humain (HPV 16 et 18), impliqués dans l’émergence de 70 % des cancers du col utérin, le vaccin ne se substitue pas au dépistage, c’est un moyen de plus d’agir contre au cancer.
Le cancer du col de l'utérus touche quelque 2.800 femmes et provoque près de 1.000 décès par an. Or les moyens du dépistage permettent de détecter des lésions précancéreuses et cancéreuses du col, pour mieux traiter à temps, voire aussi prévenir. Le dépistage individuel est recommandé aux femmes de 25 à 65 ans, chez le gynécologue ou la sage-femme.
L’Institut National du Cancer (INCa) a lancé une campagne de mobilisation pour inciter la population-cible à subir le frottis de dépistage tous les 3 ans et penser au vaccin anti-HPV 16/18. Il faut bien admettre que le lancement de cette campagne en juin a bénéficié… d’une discrétion médiatique. Or pour la première fois, ministère de la Santé, INCa, Assurance-Maladie, Mutualité Sociale Agricole et Régime Social des Indépendants étaient associés dans une campagne nationale de mobilisation contre ce cancer. L’objectif est de sensibiliser les femmes, en particulier les femmes socialement les plus vulnérables, à l’importance de la prévention et du dépistage.
Le dépistage par frottis (Pap test) reste la référence. Il permet de détecter des lésions précancéreuses et cancéreuses, même de le prévenir selon l’aspect « suspect » des cellules desquamantes recueillies par le frottis. Le dépistage peut être à l’initiative du médecin traitant, du gynécologue ou de la sage-femme.
Or l’INCa fait remarquer que s’il est bien implanté en France, le dépistage du cancer du col de l’utérus n’est pas toujours réalisé selon les recommandations : certaines femmes en font trop alors que d’autres n’y ont pas accès ou le négligent, l’oublient ou ne le savent pas. La raison ? Un frein lié à l’âge - les femmes de plus de 55 ans se font moins souvent dépister - ou à des facteurs socio-économiques.
Des essais de dépistage organisé s’organisent donc dans 13 départements. Ces expérimentations associent des actions de prévention, d’éducation à la santé et de dépistage : relance par courrier des femmes n’ayant pas eu de frottis depuis 3 ans, des femmes n’ayant pas répondu à l’annonce d’une anomalie de leur frottis, etc. Ce programme devrait permettre de toucher notamment les femmes en situation de vulnérabilité sociale, correspondant à l’objectif du Plan cancer 2009-2013 pour lutter contre les inégalités d’accès et de recours au dépistage (mesure n° 14).
Au total plus de 2 millions de femmes vont bénéficier de cette action de santé publique.
Quant à la vaccination préventive (un vaccin thérapeutique est en cours de développement), elle est recommandée comme une mesure complémentaire du dépistage. Destinés aux jeunes filles, ces vaccins ne peuvent se substituer au dépistage par frottis, qui reste nécessaire pour diverses raisons.
Le dispositif programme d’information sur le cancer du col de l’utérus mis en œuvre par l’INCA a pour objectifs : au niveau national, d’inciter les femmes de 25 à 65 ans à réaliser des frottis de dépistage tous les 3 ans et d’augmenter la couverture vaccinale contre les HPV dans la population-cible ; au niveau local d’accompagner les 13 départements pilotes dans la mise en place du programme expérimental de dépistage du cancer du col utérin ; et de manière transversale de veiller à la réduction des inégalités de recours au dépistage.
Ce dispositif associe des outils d’information sur le dépistage à destination de toutes les femmes : messages radio sur l’importance du frottis de dépistage, documents d’information, des outils d’information sur la vaccination à destination des jeunes filles et de leurs mères (web, dépliants), des outils à disposition des professionnels de santé : généralistes, pharmaciens, infirmières scolaires, gynécologues. Plus que jamais, l’information fait partie de la prévention et des traitements…
Source: INCa (Visuels), mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 27 juillet 2010
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Cette actualité a été publiée le 27/07/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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