CANCER du col de l’utérus : MERCK va diffuser GARDASIL® dans le monde entier
Actualité publiée le 01-06-2009
HPV
Gardasil®, le premier vaccin anti-Human papillomavirus (HPV), agent infectieux dont certains types sont responsables de lésions cancéreuses du col de l’utérus, a reçu sa pré-qualification de la part de l’OMS, une sorte de passeport sanitaire qui devrait lui ouvrir les portes de divers programmes de vaccination dans le monde soutenus par les organisations des Nations Unies, tels l’UNICEF, OMS et PAHO (Pan American Health Organization). Ce vaccin, développé par le laboratoire américain Merck (distribué en France par Sanofi Pasteur MSD) est le premier vaccin de ce type à recevoir une pré-qualification, étape préliminaire avant l’acquisition de stocks de médicaments par les dites organisations.
C’est une information dans la mesure où ce vaccin, d’abord proposé aux pays occidentaux, pouvait pour certaines organisations apparaître comme un vaccin « de confort » réservé à des pays ayant largement les moyens d’en assumer le coût. C’est pourquoi l’introduction de Gardasil® dans des programmes de vaccination nationaux est aussi une satisfaction pour le laboratoire, qui souhaite que « plus de femmes dans tous les pays du monde bénéficie de cette avancée significative pour la santé féminine » (Margaret G. McGlynn, Division Vaccines and Infectious Diseases, Merck).
Le cancer du col de l’utérus est un problème de santé considérable dans les pays en développement où n’existent ni les structures de soins des pays développés, ni la possibilité d’accès « next door » à un dépistage (au besoin annuel) et pris en charge par un système de santé omniprésent…
Selon les pays, la vaccination anti-HPV est recommandée à partie de l’âge de 9 à 12 ans, et jusqu’à 23 ou 26 ans, en vue de la prévention des cancers cervicaux, vulvaires et vaginaux dont les agents les plus fréquents sont les HPV de type 16 et 18 , et des verrues génitales causés par les types 6 et 11, ainsi que des lésions pré-cancéreuses (dysplasies) causées par ces 4 types. Les HPV 16 et 18 sont responsables d’environ 70 % des cancers carvicaux et les HPV 6 et 11 d’environ 90 % des verrues génitales et d’environ 10 % des dysplasies de bas grade.
Merck s’est engagé à fournir le vaccin aux programmes de l’OMS au prix le plus bas possible, mais également à faire don d’une certaine quantité de vaccin. En février dernier, les premières doses promises (sur 3 millions au total) ont été expédiées. Parallèlement, le laboratoire participe à un programme d’études cliniques et épidémiologiques dans 14 pays chez plus de 38 000 patientes, en liaison avec les autorités sanitaires et médicales et des ONG.
Les HPV seraient responsables d’environ 500 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus chaque année dans le monde, en majorité dans les pays en développement (80 % des cas). Chez la majorité des femmes, l’infection à HPV s’éteint d’elle-même, mais quand la persistance dans les voies génitales de HPV à haut risque n’est pas détectée à temps et traitée, il y a risque de développement d’un cancer. Le cancer du col de l’utérus est le second cancer féminin en fréquence dans le monde, et même le premier dans certains pays en développement.
Gardasil® est approuvé actuellement dans 111 pays, dont 23 of participant au programme GAVI de l’OMS.
Auteur : Louis-Marie Sibuée, Santé log, mis en ligne le 1er juin 2009
Source : Merck & Co.
Lire aussi :
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CANCER DU COL et GARDASIL : Deux épisodes d’épilepsie rapportés -
Accéder au site http://www.gardasil.fr/
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Cette actualité a été publiée le 01/06/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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