CANCER DU POUMON : UN BIO MARQUEUR pour gagner du temps
Actualité publiée le 27-01-2010
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Un marqueur biologique, ou biomarqueur, est un élément issu d’un organe en souffrance (troponine et angor) ou signant une situation pathologique (hypercholestérolémie L, hémoglobine glyquée). En cancérologie, plusieurs biomarqueurs d’organe sont disponibles (PSA et cancer de prostate). Pour entrer dans une stratégie de dépistage ou de diagnostic précoce, un marqueur biologique doit répondre à une certaine pertinence, principalement sa spécificité d’organe.
La recherche de marqueurs pertinents est longue, pour certains organes, en cancérologie, mais on ne se décourage pas. Pour le cancer du poumon, l’Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique/IFCT et le laboratoire Roche ont établi une collaboration pour offrir plus de chances aux patients, ces cancers ayant un mauvais pronostic. En France on en découvre plus de 30.000 par an. A l’heure actuelle, il y a moins de 15 % de guérisons, du fait du retard d’apparition des symptômes, la plupart des décès survenant chez des sujets diagnostiqués au stade métastatique.
Biomarqueurs et ciblages cellulaire : La meilleure connaissance de la biologie de ces cancers a permis d’identifier des anomalies des cellules cancéreuses, permettant de concevoir des chimiothérapies plus spécifiques, donc mieux ciblées, avec moins d’effets secondaires, ce ciblage cellulaire étant considéré comme l’avenir de la cancérologie. A une condition : que l’on identifie précocement ces anomalie-cibles cellulaires, dont l’expression biologique (sérologique ou génétique) leur donne le statut de biomarqueurs potentiels, prédictifs de la réponse aux thérapeutiques ciblées. Exemple.
Identifier les mutations : On sait que des mutations du gène codant le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGF-R) rendent la tumeur plus sensible aux inhibiteurs des tyrosine-kinases anti-EGF-R, traitements récents. Identifier ces mutations, les corréler avec la réponse au traitement est aussi important qu’inventer des traitements ciblés pour améliorer la prise en charge des cancers métastatiques.
Le projet ERMETIC, initié par l’Institut national du cancer (INCa, 2005) et coordonné par l’AP-HP, l’Institut Gustave-Roussy (IGR) et l’IFCT, avait notamment pour objectif de valider plusieurs techniques de détection des anomalies moléculaires du récepteur de l'EGF (EGFR) incluant les mutations de ce récepteur. Le laboratoire Roche est partenaire de l’IFCT dans le cadre du Réseau Français de Recherche Roche sur le projet ERMETIC-2. De quoi s’agit-il ?
Pour améliorer la détection des anomalies de l’EGF-R, ERMETIC-2 va évaluer des techniques de dépistage plus simples que les techniques antérieures, plus sensibles, moins coûteuses et validées. Ceci préfigure la médecine personnalisée du cancer du poumon, quand la recherche des mutations de l’EGF-R fera partie du bilan de routine de ce cancer.
La médecine personnalisée est la prise en compte, pour le ciblage du traitement, de la signature moléculaire qui est propre à chaque cellule (son génome). Pour l’avenir, l’analyse moléculaire des tumeurs va guider le choix du traitement de chaque patient, prédire la réponse thérapeutique permettant de cibler la tumeur pour laquelle tel traitement sera plus efficace. Identifier et valider des biomarqueurs prédictifs de la réponse au traitement reste encore un défi scientifique. Cette approche a déjà été validée pour certains cancers et des tests de diagnostic moléculaire sont disponibles.
Dans le monde, le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer chez l'homme, la seconde chez la femme après le cancer du sein (OMS). En France, en 2005, c’est la première cause de décès chez l’homme (20.950 décès), la troisième chez la femme (5.674 décès). Mais entre 2000 et 2005, l’incidence masculine a baissé et augmente chez la femme de manière préoccupante (montée du tabagisme féminin). Par ailleurs, 85 % sont des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC), 15 % sont des cancers bronchiques à petites cellules plus agressifs.
Source : Roche, Réseau de recherche Roche (Visuel) mise ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 26 janvier 2010
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Cette actualité a été publiée le 27/01/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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