CANCER DU SEIN : Un nouveau test diagnostique
Actualité publiée le 28-05-2009
Dépistage
L’Institut Gustave Roussy (IGR) et ExonHit Therapeutics annoncent aujourd’hui la signature d’un accord de licence pour un nouveau test diagnostique du cancer du sein. Chaque année, environ 370000 cytoponctions mammaires sont réalisées en Europe et ce nouveau test diagnostique permettrait d’améliorer considérablement la précision des résultats de la cytoponction. Rappelons que le cancer du sein constitue la première cause de décès chez les femmes atteintes d’un cancer avec 465.000 décès en 2007 dans le monde. La détection précoce du cancer du sein augmente de manière significative les chances de survie.
Il y a 3 mois, l’Institut Gustave Roussy, en collaboration avec une unité du CNRS avait identifié « une nouvelle signature » permet de différencier les tumeurs malignes des lésions bénignes à partir de prélèvements de cellules effectués par cytoponction. Ces travaux avaient été publiés dans le Lancet Oncology, édition en ligne du 26 février dernier. L’Institut Gustave Roussy est un pionnier dans l’utilisation de la cytoponction mammaire de routine en remplacement de la biopsie beaucoup plus invasive. Cette technique de diagnostic est notamment réalisée en routine lors de la « journée de consultations et de diagnostic en un jour » en pathologie mammaire », a indiqué le Professeur Gilles Vassal, Directeur de la Recherche Clinique et Translationnelle à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif.
Le nouveau test diagnostique qu’ExonHit prévoit de développer pourrait être un excellent outil pour améliorer la précision des résultats de la cytoponction. Cela permettrait d’élargir l’utilisation de cette méthode moins invasive et moins traumatisante pour les patientes à un plus grand nombre de centres. Cette signature peut être utilisée chaque fois qu’une cytoponction est réalisée. Elle est particulièrement utile pour les cas où les résultats de la cytoponction sont peu concluants et où seule une biopsie chirurgicale ou une chirurgie exploratrice permettent d’obtenir une réponse définitive. Aujourd'hui, 10 à 20 % des échantillons prélevés par cytoponction ne permettent en effet d’aboutir à un diagnostic définitif.
En cas de validation clinique positive, ExonHit prévoit de lancer d’ici à 12 mois, et dans un premier temps, le test diagnostique comme un produit RUO (c’est-à-dire uniquement destiné à des travaux de recherche). Ensuite, après une validation plus avancée, le test serait commercialisé comme test de diagnostic clinique.
La cytoponction mammaire est un geste rapide qui se pratique généralement au service des consultations externes. A l’aide d’une aiguille très fine et d’une seringue, le médecin prélève soit du liquide provenant d’un kyste, soit un ensemble de cellules issues d’une masse solide. Cet échantillon de cellules provenant de la masse mammaire suspecte est envoyé au laboratoire pour analyse microscopique afin de déterminer la présence éventuelle de cellules cancéreuses. Si les résultats de la ponction ne sont pas concluants, une biopsie chirurgicale ou une intervention chirurgicale exploratrice sont nécessaires pour parvenir à un diagnostic.
Source : Cloé Louys IGR- Mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 28 mai 2009
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Cette actualité a été publiée le 28/05/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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