CCR : C’est le 3e CANCER LE PLUS FREQUENT EN FRANCE
Actualité publiée le 08-06-2009
Oncologie
Le CCR, cancer colorectal arrive en 3e position de fréquence des cancers, après cancers de la prostate et du sein. C’est aussi la 2e cause de décès par cancer. C’est pourquoi l’ARC, Association pour la Recherche sur le Cancer, juge nécessaire à son tour de (re)motiver les Français(es) à s’impliquer dans son dépistage, actuellement en cours avec l’implication des médecins traitants. Pour ce faire, l’ARC publie une brochure sur le CCR, pour répondre aux questions que se posent les patients et leurs proches : facteurs de risque, symptômes, mode de dépistage, diagnostic, traitements (et effets indésirables éventuels), soutien, pistes de recherche…
Le côlon (ou gros intestin) et son segment distal, le rectum, sont en fait constitué de la même nature tissulaire (muqueuse), d’ou l’appellation courante de CCR. On enregistre 38 000 nouveaux cas annuels de ce cancer, qui touche aussi bien l’homme que la femme. On lui doit aussi 16 000 décès annuels, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité par cancer après celle due au cancer pulmonaire.
Les progrès enregistré ces dernières années ont bénéficié au diagnostic et aux traitements. En France, le taux de survie au CCR après traitement est le meilleur du monde chez la femme et le meilleur d’Europe chez l’homme. Comme tous les cancers, le succès des traitements est étroitement dépendant du diagnostic précoce, qui permet la guérison dans 90 % des cas. C’est pourquoi l’ARC a souhaité, dans sa brochure sur le cancer colorectal, sensibiliser le public à l’importance du dépistage.
Cette nouvelle publication a été réalisée avec le concours du Pr Michel Ducreux, chef de l’Unité de gastro-entérologie de l’Institut Gustave-Roussy (IGR, Villejuif), mais, on le sait, elle est également conçue pour répondre aux questions interrogations que ce cancer suscite encore, aider à mieux comprendre, pour mieux le prévenir et en tous cas le combattre.
L’ARC joue un rôle majeur dans les projets de recherche sur le CCR (1 projet sur 6 soutenus par l’association) pour laquelle elle a consacrée 19 millions d’euros ces dernières années. La plupart des projets étudient le métabolisme des cellules cancéreuses et les mécanismes impliqués dans le développement du cancer : génétiques, biologiques, facteurs de cancérisation (maladies inflammatoires chroniques).
Sur le plan thérapeutique, on peut citer : l’analyse de la résistance aux chimiothérapies, la recherche de traitements innovants (immunothérapies…), de méthodes de protection des tissus sains lors de la radiothérapie; sur le plan du diagnostic : la recherche de marqueurs moléculaires, de marqueurs de pronostic, de suivi, de nouvelles cibles pour les traitements…
L’impact de l'alimentation, des traitements anti-inflammatoires, de virus et de bactéries sur le développement du CCR fait également l’objet de recherches.
L’ARC édite 4 collections de brochures : Prévenir, Comprendre, Dépister, Soigner, chacune proposant une information accessible, complète, simple, claire et largement illustrée. Les brochures à venir évoquent également des questions de santé publique et médico- sociales : soins palliatifs, traitements, examens de dépistage et diagnostic.
Auteur : Maurice Chevrier, Santé log, le 8 juin 2009 (vignette Arc)
Source : ARC, www.arc.asso.fr
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