CHIMIOTHERAPIE ET ALOPECIE : Mieux informer et remédier à la chute des cheveux
Actualité publiée le 15-02-2009
Enquête BVA
Une enquête BVA, commandée par l'INCa, montre que des patients traités en chimiothérapie se déclarent bien informés sur la chute des cheveux dans neuf cas sur dix. Trois personnes sur quatre ont acheté une perruque, une sur quatre connaît la charte proposée par l'INCa. Enfin, plus de neuf personnes sur dix se déclarent satisfaites des conditions d'achat de leur perruque.
En 2006, l'Institut National du Cancer a établi, en concertation avec les représentants des patients et des perruquiers, une « charte des droits du client et devoirs du vendeur de perruques », afin de promouvoir une démarche qualité vis-à-vis du patient.
Entre février et juillet 2008, l'INCa procédait à une enquête auprès des patients confrontés à la chute de leurs cheveux suite à un traitement de chimiothérapie.
842 patients traités en chimiothérapie dans 8 établissements de trois régions, ont répondu à l'enquête.
L'information relative à la chute des cheveux
90% des personnes confrontées à l'alopécie déclarent se sentir bien informées sur la chute des cheveux (55% se déclarant très bien informées).
Cette information est essentiellement relayée (à 94%) par les professionnels de santé (cancérologues et infirmières).
Le processus d'achat d'une perruque
78 % des personnes ayant perdu leurs cheveux ont acheté une perruque Le seul frein réel à l'achat reste le prix et la plupart des achats se déroulent dans un magasin spécialisé
La notoriété de la charte et les améliorations souhaitées
23% des répondants déclarent connaitre la charte proposée par l'Institut aux professionnels concernés. Après avoir pris connaissance de la charte, 91% des patients déclarent qu'elle tient compte de l'ensemble des difficultés qui peuvent être rencontrées lors de l'achat. La baisse du prix des perruques et un meilleur remboursement sont les plus souhaits les plus souvent cités.
La satisfaction globale des personnes interrogées sur leur expérience d'achat est très élevée (95 %).
Il apparaît donc que les améliorations attendues par les personnes concernées portent davantage sur le coût des perruques. Cette enquête a vocation à être renouvelée tous les deux ans. Une enquête corollaire auprès des perruquiers va être menée dans les semaines qui viennent.
Source : Communiqué Inca du 11 février 2009 mis en ligne Maurice Chevrier le 16 février 2009
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Cette actualité a été publiée le 15/02/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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