Dépistage du CANCER COLORECTAL : Augmenter de 15% la participation
Actualité publiée le 04-03-2010
Programme national de dépistage
Le mois de mobilisation contre le cancer colorectal (CCR) vient de débuter, pour la troisième année consécutive, et ainsi que l’a prévu le Plan Cancer II (2009-2013) sur le point du dépistage. A cette occasion, l’Institut national du cancer (INCa) propose plusieurs actions d’information/sensibilisation des sujets concernés et pour soutenir les acteurs locaux responsables de l’organisation et du suivi des dépistages organisés (1). 16 millions de français sont concernés par le programme national de dépistage mais le taux de participation plafonne à 43%.
Avec près de 39 000 nouveaux cas chaque année, le CCR est le troisième cancer en incidence après le cancer de la prostate et le cancer du sein. Responsable de 17 000 décès annuels, il est la seconde cause de décès par cancer en France, après le cancer du poumon.
Le dépistage le plus précoce possible permet d’identifier le CCR à un stade également très précoce de son développement, ou même d’arriver avant son développement malin, par exemple à travers la détection de polypes du côlon, à risque d’évolution vers le stade tumoral. Repéré, diagnostiqué et traité précocement, le CCR peut être guéri, avec un taux de survie à 5 ans de 94%.
Mis en place depuis 2002, le programme national de dépistage organisé du CCR est devenu général depuis 2008 dans l’ensemble des départements français. Ce programme national vise la population à partir de 50 ans, âge à partir duquel on sait que l’incidence de cancer augmente. Cela concerne aujourd’hui 16 millions de personnes.
Tous les deux ans, les hommes et femmes de 50 à 74 ans sont ainsi invités à demander à leur médecin traitant d’évaluer, selon leur âge et en fonction de leurs antécédents l’accès au dépistage. Il leur remettra le plus souvent un test de recherche de sang occulte dans les selles, à réaliser à domicile. Dans des situations particulières (antécédents familiaux notamment), lorsque le risque de cancer apparaît élevé, le médecin pourra orienter directement un patient vers un gastro-entérologue en vue d’une coloscopie.
Un taux de participation qui doit augmenter de 15 %
L’Institut national de veille sanitaire (InVS) est chargé d’évaluer le programme national de dépistage organisé en mesurant différents indicateurs à partir des données recueillies régulièrement auprès des structures de gestion départementales du dépistage. La dernière mise à jour a été publiée en 2007 et la prochaine est prévue en mars 2010.
Le taux de participation atteint 43 % en moyenne, sur 22 départements pilotes, soit de 31 % à 54 % selon les départements. Il est plus élevé chez les femmes que chez les hommes : 46 % contre 39 %. Ces chiffres montrent que la participation reste encore insuffisante et c’est pourquoi le Plan Cancer II a fixé un objectif d’augmentation de 15% de la participation au dépistage organisé, et de 50 % dans les zones où ce taux est le plus bas, pour réduire les inégalités d’accès et de recours au dépistage.
Lutter contre le déficit de participation : Pour répondre précisément à ces objectifs, l’INCa, le ministère de la Santé et l’Assurance Maladie déploient cette année un programme d’information et de communication enrichi de nouvelles actions visant à inciter les Français et Françaises concernés à pratiquer le test de dépistage, en ciblant plus spécialement ceux et celles impliqués dans le déficit de participation : les hommes et les populations défavorisées… que l’information n’atteint pas ou mal.
Source : Communiqué du ministère de la Santé et de l’INCa , mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 3 mars 2010
Accéder aux dernières actualités sur les Cancers
(1) Rappel : mesure 14 : lutter contre les inégalités d’accès et de recours au dépistage ; mesure 15 : améliorer la structuration du dispositif des programmes nationaux de dépistage organisé des cancers.
Réagissez à cette actu sur Santé Blog
Cette actualité a été publiée le 04/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
|