DENGUE en MARTINIQUE : PHASE 4 et appel à mobilisation
Actualité publiée le 02-08-2010
Ministère de la Santé- CIRE
La Martinique se situe en maintenant en Phase 4, niveau 1 du PSAGE dengue (Programme de surveillance, d’alerte et de gestion des épidémies de dengue), c’est-à-dire en Phase d’épidémie de dengue hémorragique nécessitant une adaptation de la prise en charge hospitalière, soit la phase la plus intense qui précède la phase 5 de fin d’épidémie. Cela signifie aussi que les institutions doivent prévoir d’une part le renforcement de la surveillance des cas hospitalisés, d’autre part, l’adaptation de l’organisation hospitalière dans le cadre d’un plan hospitalier spécifique pour la prise en charge des cas de dengue sévère.
L’épidémie de dengue continue d’être très active voire de s’intensifier.
· Les indicateurs de la surveillance augmentent globalement :
· les consultations pour dengue effectuées par les médecins généralistes augmentent ;
· les consultations liées à la dengue de SOS médecins et dans les services d’urgences, en particulier aux urgences pédiatriques sont à la hausse ;
Entre le 12 et le 18 juillet 2010, le nombre de patients ayant présenté un tableau clinique évocateur de dengue et ayant consulté un médecin de ville est estimé à 1800. Ce nombre qui était relativement stable depuis 5 semaines a donc à nouveau augmenté approchant maintenant les niveaux atteints en 2007.
Cette épidémie de dengue dans les Antilles françaises survient dans un contexte de recrudescence de la dengue dans le monde. Le Ministère de la Santé appelle l’ensemble de la population à mobilisation et rappelle les mesures de prévention de base. La Martinique est très touchée avec près de 13.000 cas, avec des formes plus sévères dont 6 décès. Les enfants représentent 42 % des cas hospitalisés depuis le début de l’épidémie.
La dengue est une maladie virale - causée par le Flavivirus de la même famille que celle des virus West Nile et de la fièvre jaune- transmise par la piqûre des femelles de moustiques. L’infection se traduit par un syndrome de type grippal avec une forte fièvre accompagnée de maux de tête, des courbatures et une sensation de fatigue.
· Il n’existe à ce jour aucun vaccin homologué contre les 4 souches distinctes du virus.
· Il n’existe pas de traitement préventif ou spécifique, mais une prise en charge médicale adaptée permet fréquemment de sauver la vie des malades atteint de la forme hémorragique. L’incidence de la Dengue a considérablement augmenté au cours du siècle dernier L’Organisation mondiale de la Santé signale ainsi que, 2,5 milliards de personnes soit les 2/5 de la population sont exposés à ce risque et près de 50 millions de personnes sont infectées chaque année. Sa forme la plus grave, la dengue hémorragique (DH) touche 500.000 personnes dont une très forte proportion d'enfants. La mort survient dans au moins 2,5% des cas.
Mobiliser des moyens, surveiller l’épidémie et lutter contre les moustiques vecteurs de la dengue, c’est la priorité des autorités locales et des directeurs généraux des agences de santé. Le Ministère appelle
à mobilisation toute la population pour enrayer l’épidémie en rappelant les gestes simples qui permettent à chacun de se protéger et de protéger les autres :
• Eliminer les lieux d’eau stagnante et les détritus qui sont autant de nids à moustiques pour éviter la prolifération des moustiques autour des habitations.
• Porter des vêtements amples et couvrants, utiliser des répulsifs et dormir, même pour la sieste, sous des moustiquaires pour se protéger contre les piqûres de moustiques.
• Consulter un médecin dès l’apparition d’une fièvre brutale et de douleurs articulaires pour une prise en charge adaptée.
Source : Ministère de la Santé, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 1er août 2010
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