DENGUE : Une incidence en croissance spectaculaire, selon l’OMS
Actualité publiée le 31-08-2010
OMS
La Dengue sévit dans l’ensemble des régions tropicales et subtropicales de la planète exposant à son risque 2,5 milliards de personnes, selon l’OMS. Cette maladie, dont la forme hémorragique constitue une cause importante d'hospitalisation et de mortalité pour les enfants, est donc devenue ces dernières années un sujet de préoccupation en santé publique aussi au niveau international, d’autant qu’à ce jour, même si plusieurs vaccins candidats sont en cours d’évaluation, il n’existe ni traitement, ni vaccin.
4 sérotypes, un risque accru lors d’une nouvelle infection : Comme le virus existe sous 4 sérotypes distincts, l’immunité après une première infection, est certes à vie mais limitée au seul sérotype qui a provoqué l'infection d’où un risque de complication plus important en cas de nouvelle infection par un type de virus différent.
Selon l’OMS, la dengue toucherait chaque année 50 millions de personnes dont 500.000 à forme hémorragique nécessitant une hospitalisation. L’incidence de la maladie progresserait de façon spectaculaire ces dernières décennies, avec un taux de décès moyen de 2,5% et jusqu’à 20% sans traitement adapté. En 2007, près de 900.000 cas ont été notifiés sur le continent américain, dont 26.000 cas de dengue hémorragique (3%). Si, avant 1970, seuls 9 pays avaient connu des épidémies de dengue hémorragique, aujourd’hui la maladie est endémique dans plus d’une centaine de pays. L’OMS signale ainsi des flambées, depuis 2007, alors que les cas étaient plutôt sporadiques auparavant. 40 à 50% des sujets sensibles seraient touchés par la maladie lors des épidémies.
La croissance rapide des populations urbaines de moustiques dont le plus important est Aedes aegypti, notamment dans des zones de réserves d’eau ou de déchets est insuffisante explique la progression de la maladie, chaque homme porteur du virus, permettant sa prolifération pendant 2 à 7 jours chez des moustiques encore non infectés, qui le transmettent ensuite à l’Homme.
Bientôt un vaccin ? S’il n’existe pas de traitement spécifique de la dengue ni encore de vaccin homologué, des soins prodigués par des professionnels de santé connaissant la maladie pourraient pourtant abaisser le taux de décès à moins de 1%. La mise au point d’un vaccin contre la forme bénigne ou grave progresse, mais reste complexe en raison des 4 types de virus et d’une connaissance encore limitée de notre réponse immunitaire.
2 candidats sont parvenus au stade de l’évaluation clinique avancée dans des pays d’endémie et plusieurs autres candidats en sont aux premières phases de leur développement. Sanofi Pasteur, la division vaccins de Sanofi-Aventis, évalue actuellement l’efficacité d’un vaccin tétravalent.
Source : OMS, Maurice Chevrier, Santé log, le 31 août 2010 (Vignette OMS, animation Welcome Trust/OMS)
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Cette actualité a été publiée le 31/08/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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