DEPISTAGE du CANCER COLORECTAL : Une démarche « angoissante » pour 69 % des Français
Actualité publiée le 05-03-2010
Communication et prévention
Si 97 % de la population s’accorde sur le bénéfice du dépistage, la démarche reste « angoissante » pour 69 % des Français. Une des motivations de ce mois de mobilisation nationale contre le cancer colorectal, lancé par Roselyne Bachelot le 2 mars, pour la troisième année consécutive et en présence du Professeur Dominique Maraninchi, président de l’Institut national du cancer (INCa), Un objectif principal, améliorer le dépistage organisé du cancer colorectal, à travers une grande campagne de sensibilisation et d’information, gagner 15% de participation et améliorer encore l’image du dépistage et sa connaissance en pratique par la population concernée.
Généralisé fin 2008 sur l’ensemble du territoire, le dépistage organisé du cancer colorectal s’adresse aux hommes et aux femmes âgées de 50 à 74 ans, invités tous les deux ans à se faire dépister. 16 millions de personnes sont concernées.
Situé au troisième rang des cancers les plus fréquents, après le cancer de la prostate et celui du sein, le cancer colorectal touche près de 39.000 personnes chaque année, en 2008, 20.500 hommes et 18.500 femmes et tue 17.000 personnes en France. Il représente donc la deuxième cause de décès par cancer dans notre pays, après le cancer du poumon. Grâce au dépistage, il est possible d’identifier ce cancer à un stade très précoce et lorsqu’il est diagnostiqué précocement, le cancer colorectal peut être très bien traité (taux de survie à 5 ans de 94%).
Les 3 mesures « spécifique aux dépistages » du Plan cancer 2009-2013 :
-Lutter contre les inégalités d’accès et de recours au dépistage en favorisant l’adhésion et la fidélisation dans les programmes de dépistage et en réduisant les écarts entre les taux de participation,
-mettre en place des actions visant à réduire les inégalités d’accès que ces inégalités soient socio-économiques, culturelles ou territoriales et à faciliter la participation des médecins traitants,
-améliorer la structure du dispositif des programmes de dépistage organisé en optimisant le fonctionnement des structures en charge de l’organisation des dépistages ainsi que le suivi des résultats du dépistage.
Le plan cancer a ainsi fixé un objectif d’augmentation globale de 15% de la participation aux dépistages organisés, et de 50% dans les zones où ce taux est le plus bas.
Notoriété, image et participation au dépistage : La participation actuelle à ce dépistage organisé est estimée à 42%, variant de 40% chez les hommes à 47% chez les femmes. Une enquête barométrique de l’Institut national du cancer montre :
-Une notoriété du dépistage du cancer colorectal et de ses modalités en progression, avec environ 9 personnes sur dix qui déclarent savoir qu’il existe un dépistage du cancer colorectal,
-Une connaissance générale des modalités pratiques de dépistage encore floue avec 52% des Français de 50-74 ans qui citent majoritairement le test de recherche de sang dans les selles et 35 % qui citent la coloscopie,
-Une bonne connaissance de la tranche d’âge pendant laquelle il est conseillé de se faire dépister avec 43 % des Français et 53 % des 50-74 ans qui déclarent que c’est à partir de 50 ans
Une connaissance insuffisante de la fréquence du dépistage avec 24% des Français concernés qui estiment que l’examen doit avoir lieu une fois par an, 31 % et 38 %
qui pensent que l’examen doit être bisannuel ou tous les 5 ans.
-Une image associée au dépistage du cancer colorectal qui devient plus positive (97 % de la population s’accorde sur le bénéfice du dépistage) mais la démarche de dépistage reste « angoissante » pour 69 % des Français.
La nouvelle campagne de communication doit donc faire connaître, inciter et expliquer le dépistage. Elle comporte des actions à cible patients :
Une nouvelle campagne radio incitant à en parler avec son médecin traitant, une campagne presse ciblée sur les hommes, un kit d’animation aux couleurs de la campagne intitulé « le café bleu » et une exposition itinérante mis à la disposition des structures départementales chargées de l’organisation des dépistages, une brochure pédagogique illustrée, expliquant les modalités du test. D’autres actions visent à sensibiliser les professionnels de santé, dont 45000 médecins traitants sensibilisés via une campagne de visites des délégués de l’assurance maladie et via un kit d’information.
Source : Ministère de la Santé, pour en savoir plus avec l’InVS, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 4 mars 2010
Accéder aux dernières actualités sur la Prévention, le dépistage du cancer colorectal
Réagissez à cette actu sur Santé Blog
Cette actualité a été publiée le 05/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
|