DEPISTAGE DU CANCER DU COL DE L’UTERUS : Comment augmenter son efficacité
Actualité publiée le 24-05-2009
Dépistage
Proposer de nouvelles stratégies de dépistage du cancer du col de l’utérus en France, spécifiques selon les populations cibles ou géographiquement, afin d’en augmenter son efficacité et son rapport coût-efficacité, c'est l’objectif de l’évaluation de la Haute Autorité de Santé réalisée à partir de l’analyse des pratiques actuelles de dépistage et de l’analyse de la littérature. Une évaluation qui devrait déboucher, dès janvier 2010 sur de nouvelles campagnes de dépistage.
Avec 3068 nouveaux cas estimés en 2005 et 1067 décès, le cancer du col de l'utérus est la conséquence à long terme (de 10 à 15 ans) d'une infection par certains virus de la famille des papilloma (virus HPV). Cette infection se transmet sexuellement. Le cancer du col de l'utérus peut être dépisté à un stade précoce. Il est également possible de détecter les lésions qui le précèdent.
L’infection à papillomavirus humain (HPV) est une infection banale qui se transmet le plus souvent sexuellement. L’infection HPV est très fréquente, ainsi parmi les hommes et les femmes âgées de 50 ans, au moins 80 % se sont déjà infectés. Chez les jeunes femmes, plus de 60 % des primo-infections surviennent dans les 5 ans suivant les premiers rapports sexuels. La transmission du virus se fait par contact cutanéo-muqueux, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. L’infection est le plus souvent transitoire et la persistance d’une infection par HPV oncogène est rare (environ 10 % des cas). Elle pourra être responsable du développement d’une lésion qui peut évoluer vers une lésion pré-cancéreuse qui peut elle-même évoluer vers un cancer invasif en 5 à 10 ans.
Les moyens de prévention actuels, à la portée des médecins et professionnels de santé sont à la fois les vaccins qui préviennent l’infection par certains papillomavirus et le dépistage par frottis cervical, qui permet de rechercher des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus.
Si le vaccin ne doit être proposé qu’aux jeunes filles n’ayant pas été exposées à l’infection par les papillomavirus (adolescentes de 14 ans ou pour les jeunes filles et jeunes femmes entre 15 et 23 ans n'ayant pas encore eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l'année suivant le début de leur vie sexuelle), toutes les femmes, qu’elles aient été vaccinées ou non, doivent avoir régulièrement des frottis entre 25 et 65 ans (tous les trois ans après deux premiers frottis normaux réalisés à un an d'intervalle).
L’évaluation comprendra des simulations d’impact épidémiologiques et économiques des stratégies proposées. Les améliorations possibles en matière de qualité du dépistage et de suivi de cette qualité seront également analysées. La Haute Autorité de santé prévoit des réunions de travail à partir de ce mois de mai pour un examen et une validation de son évaluation et de ses recommandations par le Collège de la HAS en Janvier 2010.
Mis en ligne par Maurice Chevrier, Santé log, le 24 mai 2009
 Sources HAS, InCA (Vignette et visuel)
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Accéder à la fiche « Prévention des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus » sur le site de l’INPES : http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1136.pdf
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Cette actualité a été publiée le 24/05/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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