DIABETE : LA RETINOPATHIE en voie de REGRESSION ?
Actualité publiée le 21-12-2009
American Diabetes Association
Les sujets diabétiques (type 1 : insulinodépendants) dont le diagnostic a été posé ces dernières décennies ont moins de probabilité d’être atteints de rétinopathie et de perte d’acuité visuelle que ceux qui ont été diagnostiqués plus anciennement. C’est ce qui apparaît dans une étude citée par l’Association américaine du diabète (ADA), qui concernait près de 1.000 diabétiques de type 1 dans l’Etat du Wisconsin. En résumé, l’atteinte de la vision est moins courante chez les sujets diagnostiqués plus récemment. Et la santé rétinienne des diabétiques pourrait encore progresser, conclut également la revue Ophtalmology .
Que faut-il en conclure ? Probablement, suggèrent les auteurs de l’étude, que la maîtrise de la glycémie est meilleure chez les diabétiques « récents » mais aussi que les traitements ont progressé en efficacité pour prévenir ou corriger les atteintes ophtalmiques du diabète.
La rétinopathie est une dégradation progressive de la fonction rétinienne, due au fait que celle-ci est parcourus de capillaires qui, comme tout le réseau vasculaire du diabétique, subissent les complications dues à l’hyperglycémie et dont les lésions endommagent la rétine.
Les auteurs, le Dr Ronald Klein et coll. de l’Université du Wisconsin-Madison, ont examiné 955 patients inclus dans une vaste étude destinée à évaluer les complications à long terme du diabète de type 1, et notamment l’évolution des atteintes ophtalmiques entre 1980 et 2007. Tous avaient été diagnostiqués diabétiques avant l’âge de 30 ans.
Constat : les patients diagnostiqués dans les années 1970 étaient moins souvent atteints de perte de vision que ceux diagnostiqués avant 1960, même en prenant en compte les autres facteurs de risque susceptibles d’intervenir dans cette perte, tel l’âge, la durée du diabète ou l’HTA. Ainsi, chez les sujets diabétiques depuis une durée de 30 à 34 ans, 16 % de ceux diagnostiqués avant 1960 avaient une atteinte visuelle, contre 9 % de ceux diagnostiqués entre 1970 et 1974. La tendance se confirme chez les sujets diagnostiqués plus récemment par rapport aux diagnostics les plus anciens
Une meilleure maîtrise de la glycémie, mais également de l’HTA se traduit par une baisse de la fréquence de la rétinopathie, donc de la perte de vision partielle ou totale, et l’on constate moins souvent également des atteintes rétiniennes au stade sévère. Le traitement de la rétinopathie dès son diagnostic a également progressé en efficacité, notamment avec la chirurgie au laser qui permet la coagulation des vaisseaux affectés et la correction d’un décollement de la rétine, même à un stade avancé, et de l’œdème maculaire. C’est surtout à partir des années 1970 que ce traitement est devenu courant.
D’importantes études cliniques ont par ailleurs apporté la preuve au cours des 20 dernières années qu’une meilleure maîtrise de la glycémie permettait de réduire l’incidence de la rétinopathie diabétique. Le bénéfice pour la santé rétinienne peut encore progresser, estiment les auteurs de cette étude, publiée dans la revue Ophtalmology de ce mois.
La surveillance ophtalmologique du diabétique (types 1 et 2) requiert un examen au moins annuel, qui fait partie du bilan global périodique requis. Il ne faut pas oublier que la cécité est une complication redoutable du diabète mal équilibré.
Le diabète expose à d’autres troubles de la vision. Les diabétiques ont un risque supérieur de 40 % de glaucome, de 60 % de cataracte à un âge plus précoce que la population générale
Source : ADA, mise en ligne Jean-Marie Manus, Santé log, le 21 décembre 2009 (Visuel Faculté de médecine de Grenoble : http://www-sante.ujf-grenoble.fr)
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