Ce néologisme est une création des diabétologues américains désignant une conduite récemment débusquée chez certains diabétiques de type 1, on peut même dire : certaines diabétiques, car le phénomène est surtout féminin, de 13 à 60 ans, en fait. C’est le fait pour une diabétique de se faire vomir après un repas pour ne pas grossir – allusion à la boulimie, aberration du comportement alimentaire consistant en l’absorption massive d’aliments que l’on s’efforce de restituer.
La diabulimia affecterait au moins 30 % des filles et des femmes diabétiques de type 1 aux Etats-Unis. Le problème est qu’elle augmente le risque de complications du diabète (rénales, vasculaires, rétiniennes, neurologiques) et de décès du fait du déséquilibre du diabète en l’absence d’insuline. Les séances d’auto-vomissement créent en outre chez les diabétiques le risque supplémentaire de dés...