Dimanche 22 mars, JOURNEE MONDIALE DE L’EAU : Quand 4 000 enfants meurent chaque jour
Actualité publiée le 21-03-2009
Humanitaire
C’est une journée mondiale vitale, en ce dimanche 22 mars, que cette Journée mondiale de l’eau alors que 4 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de maladies diarrhéiques, transmises par l'eau ou causées par un manque d'assainissement et d'hygiène et que 125 millions d'enfants de moins de cinq ans vivent encore dans des foyers n'ayant pas accès à l’eau potable.
L’UNICEF, acteur majeur de la mise en place des programmes d’eau nous rappelle l’urgence de contribuer mais aussi de gérer au mieux et au quotidien cette eau si inaccessible pour d’autres.
Le nombre de personnes dans le monde, n’ayant pas accès à une source d’approvisionnement en eau potable, protégée des contaminations fécales et chimiques, est passé en dessous du milliard pour la première fois depuis 1990. Plus de 90 % de la population mondiale y aura accès d’ici à 2015, et les 10 % restant ?
L'UNICEF met en place des programmes d'eau, d'assainissement et d'hygiène dans plus de 90 pays du monde. En République démocratique du Congo par exemple, plus de 150 000 personnes ont pu grâce à son action avoir accès à l’eau. Au Zimbabwe, où sévit une épidémie de choléra, à Gaza, où le réseau d’eau a subi d’énormes dommages, au Niger où moins de 45% de la population dispose d’eau potable et moins de 10% d’un assainissement correct.
Conjugué à une meilleure sensibilisation à de bonnes pratiques ’hygiène comme le lavage des mains et l’utilisation de latrines familiales, cela peut permettre de prévenir la diarrhée et de réduire la mortalité infantile.
L’OMS nous avait alertés (1) il y a quelques jours sur ce danger et sur la nette diminution des fonds consacrés à la recherche sur la diarrhée de l'enfant. Et pourtant, chaque année, près de deux millions d'enfants meurent de diarrhée. L’OMS nous rappelle que :
Chaque année, 1,8 million de personnes, dont 90% d’enfants de moins de cinq ans, vivant pour la plupart dans les pays en développement, meurent de maladies diarrhéiques (y compris du choléra).
88% de ces maladies diarrhéiques sont liées à la mauvaise qualité de l’eau, à un assainissement insuffisant et à une hygiène défectueuse.
L’amélioration de la qualité de l’eau ferait reculer de 6% à 25% la morbidité attribuable aux maladies diarrhéiques, cas graves inclus.
L’amélioration de l’assainissement ferait reculer de 32% la morbidité attribuable aux maladies diarrhéiques.
Par ailleurs, une bonne gestion de l'eau permettrait d'éviter, chaque année:
- 1,4 million de décès d'enfants par diarrhée;
- 500 000 décès par paludisme;
- 860 000 décès d'enfants par malnutrition;
- 280 000 décès par noyade.
En outre cinq millions de personnes pourraient être protégées d'une incapacité grave due à la filariose lymphatique et cinq millions d'autres du trachome.
« L'accès à l'eau potable et à l'assainissement est fondamental pour la survie de l’enfant, pour sa santé et pour chacun des aspects de sa vie ». « L’inertie face aux défis posés par l'eau n'est pas tolérable », affirme Clarissa Brocklehurst, responsable de la section eau et assainissement de l'UNICEF »

Source : Communiqué Unicef France
cspinosi@unicef.fr
www.unicef.fr
mis en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 21 mars 2009- Visuel et vignette World water day http://www.unwater.org
Lire aussi :
(1) DIARRHEE DE L’ENFANT : Reprendre la recherche, une priorité pour l’OMS
Sur le blog : 2E NUIT DE L’EAU avec l'UNICEF |