DROIT A MOURIR DANS LA DIGNITE : 86% des français favorables à l’euthanasie
Actualité publiée le 10-05-2009
Sondage
Un sondage à l’initiative de l'ADMD (Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité), réalisé par l’Institut BVA révèle que 86% des Français sont favorables, dans certaines conditions, à l'autorisation de l'euthanasie en France. Face à la loi française qui considère que l'on ne peut pas disposer librement de son propre corps et dans un contexte de développement important des soins palliatifs, l'ADMD relance le débat.
L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) créée en 1980, rassemble aujourd’hui plus de 47 000 membres. L’association se bat pour que soient améliorées la lutte contre la douleur ainsi que les conditions de la fin de vie et sa commission juridique a élaboré un projet de proposition de loi visant à introduire, dans le code de la santé publique, le droit à une assistance médicalisée pour mourir.
Rappelons que l’euthanasie se définit comme l’acte visant à accélérer la mort pour abréger les souffrances d’un malade sous plusieurs formes possibles : L’euthanasie active, l’euthanasie passive, l’euthanasie volontaire (demandée par le patient) et involontaire (à la demande d’un proche ou de l’équipe médicale).
Ce sondage, commandité par l’ADMD, a été réalisé par téléphone, par l’Institut BVA, du 28 au 29 avril auprès de 1 012 personnes représentatives de la population française âgée de plus de 15 ans.
A la question posée : « Vous personnellement, seriez-vous favorable ou opposé à ce que l’euthanasie soit dans certains cas autorisée en France, lorsqu’une personne atteinte d’une maladie incurable en phase terminale la réclame ? », 86 % des interviewés se sont déclarés favorables et seulement 9% opposés. Les catholiques pratiquants sont les moins favorables avec 31% des interviewés opposés (voir ci-contre).
En France, la législation ne reconnaît pas l’acte d’euthanasie en lui même, cependant l’euthanasie est constitutive d’une infraction pénale et est réprimée. La loi considère, en effet, que l'on ne peut pas disposer librement de son propre corps. L’infraction pénale retenue en cas d’euthanasie peut donc prendre la forme de non assistance à personne en danger, d’empoisonnement, ou de meurtre.
Si la France n’a jamais souhaité reconnaître l’euthanasie sur le plan législatif, la question des soins palliatifs et du droit à mourir dans la dignité est devenue une vraie question de société.
Source : BVA, mis en ligne par Maurice Chevrier, Santé log, le 10 mai 2009, visuel et vignette BVA
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Accéder au site de l’AMDD : http://www.admd.net/
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Cette actualité a été publiée le 10/05/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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