EMIRATS : ABONDANCE et…Alerte au DIABETE
Actualité publiée le 07-02-2010
Bilan OMS
Une augmentation spectaculaire du nombre de cas de diabète aux Emirats arabes unis vient d’attirer toute l’attention des pouvoirs publics locaux et de l’OMS qui en fait un exemple. Héritage culturel où la minceur est associée à la maladie et où l’exercice physique est absent de l’éducation, modification radicale en moins d’un demi-siècle des habitudes alimentaires et excès de calories, aujourd’hui, dans les Emirats, une personne sur 2 est en surpoids ou obèse et une personne sur 5 sera diabétique en 2030.
Plus de 220 millions de personnes sont diabétiques dans le monde et le diabète tue plus d’1 millions de personnes par an. Si près de 80% des décès par diabète se produisent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, dans les pays riches, c’est un régime alimentaire déséquilibré, un manque d’activité physique, le surpoids (ou un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 25 kg/m2) et l’obésité (comme un IMC égal ou supérieur à 30 kg/m2) ou encore le tabagisme qui en snt les principaux facteurs de risque.
Des revenus élevés et la consommation fréquente de restauration rapide et de boissons sucrées ont fait basculer les ressortissants des Émirats arabes unis dans les rangs des obèses. En 2000, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) faisait le constat que plus de 50% des hommes et des femmes vivant dans les Émirats arabes unis étaient en surpoids ou obèses et que 13,5% étaient diabétiques, soit le second taux de prévalence dans le monde. En 2008, le Département Nutrition et santé de l’Université des Émirats arabes unis annonçait que près du quart des enfants de 8 à 12 ans étaient en surpoids.
En 2030, ce taux de prévalence du diabète devrait atteindre 19,3% aux Émirats arabes unis. L’OMS revient aujourd’hui sur la vitesse de développement du diabète simultanément avec le changement d’alimentation et de mode de vie. Le Dr Ayoub Al Jawaldeh, Conseiller régional pour la nutrition au Bureau régional OMS de la Méditerranée orientale, conclut que la population est victime de sa prospérité : «Les Émiriens disposent d’un chauffeur, d’une employée de maison pour assurer les travaux ménagers, et aiment beaucoup aller au restaurant. De plus, ils regardent la télévision au moins trois heures par jour, davantage en été (…) Les portions sont devenues trop copieuses. Le manque d’exercice physique, associé à une consommation excessive de produits trop riches, s’est traduit par une augmentation de l’obésité.
Un plan d’action d’urgence: Le ministre de la Santé des Émirats arabes unis et d’autres instances gouvernementales s’attellent au problème de toute urgence avec un Comité national de la nutrition prié d’établir une stratégie nationale visant à réduire l’obésité et le diabète portant sur l’éducation nutritionnelle, l’amélioration des modes de consommation alimentaire en privilégiant les fruits et les légumes, l’enrichissement de l’alimentation par des micronutriments, l’étiquetage et la commercialisation des denrées alimentaires, ainsi que les programmes d’alimentation scolaire.
L’excès de calories responsable, avant le manque d’exercice : Le rapport «Bouger davantage» et «manger moins» a été étudié par des chercheurs australiens qui attribuent l’essor de l’obésité dans le monde développé principalement à l’excès de calories absorbées, et non en premier lieu à l’absence d’activité physique.
Le directeur général de l’Institut Dasman du Koweït pour la Recherche, la formation et la prévention du diabète et autres affections chroniques explique que dans la région, la minceur reste associée à la maladie et l’embonpoint à la bonne santé.
Source : OMS, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 9 février 2010
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Cette actualité a été publiée le 07/02/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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