ENCÉPHALITE japonaise : L'épidémie indienne fait 211 victimes
Actualité publiée le 28-08-2010
bbc
Encore une maladie transmise par les moustiques…Apparue au Japon au début du siècle, l’encéphalite frappe à nouveau dans le Nord de l’Inde. Au moins 211 personnes seraient décédées et principalement des enfants, selon les autorités indiennes. Une attaque du virus extrêmement féroce cette année, avec les inondations, alors que chaque année le virus se manifeste en période de mousson et que l’Inde n’a toujours pas su mettre en place son programme de vaccination.
L’encéphalite japonaise, une maladie virale, transmise à l’homme par un moustique est non seulement un fléau pour l’Asie mais également une menace imprévisible pour les voyageurs attirés par l’Asie. On estime qu’au cours des soixante dernières années, 3 millions d’enfants en sont morts et plus de 4 millions ont souffert d’invalidité au long cours. En Inde, actuellement, ce serait principalement des enfants, victimes de la maladie.
Plus de 50.000 cas d’encéphalite japonaise sont rapportés tous les ans, qui causeraient 10.000 à 15.000 décès. Dans les zones endémiques, 3 % des moustiques sont infectés par le virus. On estime qu’au cours des soixante dernières années, 10,5 millions d’enfants ont été infectés par le virus. Si le risque est essentiellement élevé pour les populations locales, la probabilité de contracter l’encéphalite japonaise pour un voyageur nord-américain ou européen qui voyage en Asie n’est pas nulle (de 1 pour 1 million) avec un risque plus élevé (1/5 000) pour ceux qui se rendent dans les régions rurales pendant la saison de transmission.
L’encéphalite japonaise est asymptomatique ou se traduit par un simple syndrome grippal. Transmise par un moustique, en particulier durant la saison des pluies, c’est une maladie virale, due à un flavivirus, un virus de la même famille que ceux de la fièvre jaune ou de la dengue, propagé par les oiseaux sauvages et les porcs domestiques. Le début de la maladie est brutal et s’accompagne souvent d’une forte fièvre, de céphalées et de vomissements. Les taux de décès observés varient de 30 à 50 %. Les séquelles en cas de survie peuvent être lourdes, notamment les séquelles neuropsychiatriques permanentes qui peuvent atteindre 30 % chez les enfants et les personnes âgées.
L’Inde avait déjà connu de graves épidémies, en 2005 et en 2007, qui avaient fait plusieurs centaines de décès. Jusqu'à présent, 900 enfants touchés, âgés de 6 mois à 15 ans, ont été admis dans les hôpitaux. Si pourtant, chaque année, la maladie se manifeste au cours de la mousson, malheureusement, en Inde, le développement d'un programme de vaccination efficace a pris du retard. Bien qu'il n'y ait pas de traitement spécifique de la maladie, 3 vaccins sont utilisés dans le monde qui pourraient prévenir la maladie.
Source : BBC, OMS, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 28 août 2010 (Visuel Unicef, vignette CDC)
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Cette actualité a été publiée le 28/08/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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