ESGO et TRAITEMENT DES CANCERS GYNECOLOGIQUES : Le début d'une nouvelle ère
Actualité publiée le 17-10-2009
Congrès
Les progrès dans la prévention du cancer et ses traitements, exposés lors du congrès de la Société Européenne d’Oncologie Gynécologique (ESGO) de cette semaine, permettent des soins beaucoup mieux adaptés aux besoins individuels de chaque femme, avec une amélioration du taux de survie et de la qualité de vie. Zoom sur les principales avancées scientifiques et cliniques présentées cette semaine, au Congrès de l’ESGO.
«Nos derniers traitements tiennent compte du fait que chaque femme est différente, et qu’il ne suffit pas d'essayer d'améliorer l'espérance de vie. Nous devons essayer de minimiser les effets des traitements la vie familiale et professionnelle, et à prendre en compte également le désir d’enfants » «Nous avons aussi appris combien il est important de concentrer notre expertise dans des centres spécialisés, en particulier lorsque l'on traite les cancers gynécologiques rares, de sorte que les femmes aient accès aux personnes les plus expertes avec des compétences actualisées et les plus spécialisées en cancers gynécologiques » a déclaré le Président de l’ESGO.
Les principales avancées en cancérologie gynécologique de ce Congrès de l’ESGO sont multiples :
Parvenir à l’éradication de l'infection par le HPV : Un programme mondial de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH), incluant les garçons comme les filles, pourrait conduire à l'éradication du virus et à la quasi-disparition du cancer du col de l'utérus, selon le professeur Harald zur Hausen, Prix Nobel de physiologie ou médecine en 2008. "Si nous voulons parvenir à l'élimination dans un délai raisonnable, nous devrons vacciner les deux sexes, et les recherches ont montré que les garçons répondent à la vaccination de la même manière que les filles ». (Lire 1)
Une chimiothérapie ciblée à destination des sujets infectés au HPV pourrait bloquer les fonctions virales qui sont responsables du développement de lésions malignes.
De nouveaux vaccins anti HPV ont également confirmé une protection durable contre les lésions précancéreuses du col de l'utérus chez les femmes jeunes et saines, ainsi que des effets bénéfiques pour les femmes précédemment traitées pour des lésions précancéreuses du col utérin, de la vulve ou du vagin ou des verrues génitales. Les dernières données de sécurité confirment également la faible proportion des événements indésirables associés à ces vaccins.
L’hystérectomie radicale pour le cancer du col de l'utérus provoque moins de troubles de la vessie et du côlon que les techniques standard, mais ne porte pas atteinte à la survie, Telles sont les conclusions rassurantes de deux autres études menées en Italie et la République tchèque sur 200 patientes. Par ailleurs, le taux de complication de 3,5% s’est avéré inférieur à celui observé avec les techniques conventionnelles.
L’essai CALYPSO, réalisé sur 986 patientes traitées dans 16 pays d’Europe a montré qu’un nouveau type de chimiothérapie (carboplatine / doxorubicine pégylé) prolonge la survie sans progression de maladie, pour le cancer de l'ovaire. Ce traitement fournit un rapport bénéfice risque supérieur au traitement combiné carboplatine / paclitaxel pour les femmes en rechute.
La chirurgie laparoscopique pour le cancer de l'endomètre au stade précoce permet de raccourcir le séjour à l'hôpital, réduit la douleur et permet une récupération plus rapide au cours des six premières semaines après la chirurgie, selon les résultats préliminaires d'une étude comparative réalisée sur 185 femmes atteintes d’un cancer précoce de l’endomètre.
Les femmes qui consomment de grandes quantités d'acide folique, des suppléments de vitamine B2, B6 ou B12 peuvent accroître leur risque de cancer de l'utérus, selon autre étude réalisée sur plus de 23.000 femmes post-ménopausées.
Une étude sur le traitement d’un cancer pendant la grossesse montre que les bébés nés de femmes qui subissent un traitement cytotoxique pendant la grossesse ont tendance à naître prématurément mais que la plupart d’entre eux récupèrent avec une incidence de malformations congénitales comparable à la population générale.
Source : ESGO (Visuels) : http://www2.kenes.com/ESGO/Pages/Home.aspx, mise en ligne par Alexis Yapnine, Santé log, le 15 octobre 2009
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Cette actualité a été publiée le 17/10/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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