Etude HELENA : 40 % des adolescents à risque accru de maladie cardiovasculaire
Actualité publiée le 04-01-2010
Nutrition et santé
Si 60% des adolescents européens ont un niveau d’endurance associé à un faible risque de maladie cardiovasculaire, 40 % d’entre eux pourraient être exposés à un risque accru de maladie cardiovasculaire. C’est l’une des premières conclusions de l’étude HELENA qui, ayant défini des valeurs normatives, permet d’évaluer la condition physique des adolescents européens en fonction de leur âge et de leur sexe. En effet, la condition physique pendant l’enfance et l’adolescence est un solide indicateur de la santé cardiovasculaire, métabolique, squelettique et mentale, d’aujourd’hui comme de demain.
L’étude Helena ou Healthy Lifestyle in Europe by Nutrition in adolescence, a pour objectif principal d'obtenir des données fiables et comparables d'un échantillon représentatif des adolescents européens, concernant les aliments et les nutriments, les choix et préférences alimentaires, la prévalence de l'obésité, la dyslipidémie, la résistance à l'insuline, les vitamines et minéraux, la malnutrition, l'activité physique. La condition physique désigne un ensemble d’attributs comme la capacité aérobie, la force, la vitesse, l’agilité, la coordination et la souplesse qui, collectivement, déterminent l’aptitude d’une personne donnée à accomplir une activité physique, y compris les activités de la vie de tous les jours.
Dans le cadre de l’étude HELENA, des chercheurs répartis dans dix villes européennes ont évalué l’endurance musculaire et aérobie, la vitesse, l’agilité et la souplesse de près de 3.500 adolescents âgés de 12 à 18 ans. Neuf tests courants et bien standardisés été utilisés pour obtenir des mesures harmonisées de la condition physique des adolescents européens en fonction de leur âge et de leur sexe. Ces valeurs normatives ont été élaborées de sorte que chacun puisse évaluer sa condition physique sur une échelle de 1 à 10. Les données recueillies auprès de plus de mille adolescents ont récemment été analysées pour mieux comprendre le lien entre les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire et la condition physique. Les mesures de la masse grasse [indice de masse corporelle (IMC), épaisseur du pli cutané et périmètre abdominal] des adolescents de sexe masculin et féminin étaient significativement plus basses chez les sujets dont l’endurance aérobie était élevée que chez ceux dont l’endurance aérobie était faible. De même, les facteurs de risque de maladie cardiovasculaire comme les taux de cholestérol, de triglycérides, d’homocystéine et les marqueurs de résistance à l’insuline se sont révélés plus favorables chez les adolescents dont l’endurance aérobie était meilleure.
Des résultats à la fois encourageants et inquiétants : Il est encourageant de constater que les deux tiers des adolescents européens (60 %) ont un niveau d’endurance aérobie associé à un faible risque de maladie cardiovasculaire. Il y a donc là de quoi exprimer une certaine satisfaction et ces adolescents doivent être encouragés sur cette voie. En revanche, 40 % des adolescents pourraient être exposés à un risque accru de maladie cardiovasculaire et il importe de les inciter à améliorer leur condition physique pour renforcer leur capital Santé actuel et le préserver pour l’avenir.
Du point de vue de la santé publique, ces valeurs pourront être utilisées dans les établissements scolaires ou de santé pour identifier les jeunes gens dont la condition physique est insuffisante et chez lesquels de plus amples investigations pour la recherche d’éventuelles comorbidités pourraient se justifier. Ces données soulignent la nécessité de développer, d’expérimenter et de déployer des stratégies de santé publique pour améliorer la condition physique des jeunes et notamment des adolescents dont l’endurance aérobie est faible.
Références
Sources : EUFIC et HELENA (Visuels) www.helenastudy.com/ , mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log, le 4 janvier 2009
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Cette actualité a été publiée le 04/01/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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