Examens d'imagerie médicale et RAYONNEMENTS : Augmentation de 57% en 5 ans
Actualité publiée le 22-03-2010
Rapport InVS-INRS
L’Institut de veille sanitaire (INVS) et l'Institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN) publient au 22 mars, leur rapport sur l’exposition de la population française aux rayonnements ionisants liée aux actes de diagnostic médical réalisés en 2007. Une conclusion principale, l’augmentation spectaculaire du nombre d’examens d’imagerie consommés entraînant une augmentation elle aussi spectaculaire du rayonnement moyen par individu. Une recommandation des 2 instituts, vérifier que cet accroissement du nombre d’examens conserve un rapport bénéfices-risques positif…
Ce rapport actualise et complète l’édition précédente qui concernait les données recueillies en 2002. Il analyse l’exposition médicale par modalités d’imagerie (radiologie conventionnelle, examens scanner et médecine nucléaire), par régions anatomiques explorées, par âge et selon le sexe du patient. Actuellement, la source la plus forte croissance de l'exposition aux rayonnements peut être trouvé dans la médecine, rappelle l’Agence internationale de l’énergie nucléaire, où l'utilisation de rayons X, en particulier dans la tomodensitométrie (TDM), sont appliquées avec une plus grande fréquence.
Principales conclusions
74,6 millions d’actes de diagnostic utilisant les rayonnements ionisants ont été réalisés en France en 2007, dont,
-radiologie conventionnelle 63 %
-radiologie dentaire 24,7 %,
-examens scanner 10,1 %
-médecine nucléaire 1,6 %.
Une dose dans la moyenne européenne : Les actes de diagnostic médical en France conduisent à une dose efficace égale à 1,3 millisievert (mSv) en moyenne par an et par individu. Cette valeur, très inférieure à celle des Etats-Unis (3 mSv), se situe dans la fourchette des valeurs moyennes européennes (0,4 mSv au Royaume-Uni - 2 mSv en Belgique).
Une dose qui augmente avec l’âge :
-Chez le jeune enfant (moins de 1 an), les actes les plus fréquents et qui contribuent le plus à la dose efficace sont les radiographies du bassin et du thorax,
-chez l’adolescent, on observe une augmentation du nombre d’actes et de la dose efficace individuelle moyenne liée à un surcroît de radiographies des membres et de radiographies dentaires,
-chez l’adulte, le nombre d’actes et la dose efficace individuelle moyenne varie avec le sexe et l’âge. Ainsi chez la femme, les examens les plus fréquents sont la mammographie et les radiographies des membres et du thorax, chez l’homme la radiographie du thorax, dont la fréquence augmente de façon régulière avec l’âgeet, pour les deux sexes, les scanners abdomino-pelviens et thoraciques.
Dose efficace et doses délivrées :
-Les examens scanner sont les actes délivrant les doses les plus élevées et représentent
58 % de la dose efficace moyenne.
-La part de la radiologie conventionnelle, 26 %,
-la médecine nucléaire, 10 %.
Une dose efficace en nette augmentation (2007), de 57 % par rapport à la dose estimée en 2002 (0,83 mSv) liée à l’augmentation significative du nombre des examens scanner et de médecine
nucléaire, respectivement +26 % et +38 % entre 2002 et 2007, une plus grande part des examens scanner exposant le thorax, l’abdomen et le pelvis, et uneaugmentation du nombre d’examens associant la tomographie par émission de positons à un examen scanner (TEP SCAN).
L’InVS et l’IRSN regrettent qu’à ce jour, aucun système national ne centralise les soins réalisés dans le secteur public et que cette enquête n’ait pas pu couvrir la totalité des actes radiologiques effectués en secteur public, en particulier les actes de radiologie interventionnelle. Les deux Instituts rappellent également, que, bien évidemment, que la réalisation d’actes d’imagerie est soumise aux principes de radioprotection issus de la Directive 97/43/EURATOM et qu’ « il est souhaitable de s’assurer que l’augmentation observée, entre 2002 et 2007, de la dose efficace moyenne annuelle par individu de la population française est également associée à un accroissement du bénéfice sanitaire attendu des actes radiologiques d’imagerie diagnostique ».
Sources InVS et IRSN, Communiqué mis en ligne par Maurice Chevrier, santé log, le 22 mars.
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Cette actualité a été publiée le 22/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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