GLOBOCAN et CANCERS : 60% des nouveaux cas et des décès concentrés dans les pays en développement
Actualité publiée le 03-06-2010
Globoscan
Près de 13 millions de nouveaux cas de cancer par an, dans le monde et près de 8 millions de décès, le tout concentré encore une fois dans les pays les plus démunis, ce sont les premières conclusions extraites de Globocan 2008. Des données accessibles à tous, grâce à ce nouvel outil en ligne, Globocan, dont le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) et l’OMS annoncent au 1er juin, le lancement. La mise en place de cette base de données suit de près la résolution historique de l'Assemblée générale de l’ONU, adoptée à New York au début du mois de mai appelant à lutter contre la hausse des décès prématurés liés aux maladies non transmissibles dans le monde, notamment dans les pays en développement.
Globocan montre qu'en 2008 la majorité des 12,7 millions de nouveaux cas de cancer et des 7,6 millions de décès par cancer dans le monde sont survenus dans les pays en développement. Les pays en développement payent le plus lourd tribut au cancer: 63% des décès surviennent dans ces pays. On y dénombre également 56% des nouveaux cas.
Globocan est une ressource en ligne, accessible à tous, pour les chercheurs sur le cancer, les décideurs politiques et les médias, qui donne les estimations mondiales du nombre de nouveaux cas de cancer et de décès par cancer pour 2008. Des informations sont apportées sur le fardeau mondial du cancer et pour 27 types spécifiques de cancer pour presque tous les pays ou territoires du monde. Ces données ont été consolidées à partir des sources nationales lorsque cela est possible, faute de quoi à partir de données locales ou d’une modélisation statistique.
Globocan estime à 12,7 millions le nombre de nouveaux cas de cancer et à 7,6 millions le nombre de décès liés au cancer survenus en 2008. Le Dr Christopher Wild, Directeur du CIRC déclare: "Ces chiffres constituent l'estimation la plus précise du fardeau mondial du cancer actuellement disponible et peuvent être utilisés pour fixer les priorités de la lutte contre le cancer dans différentes régions du monde. Ils constituent en outre une base essentielle pour les réponses qui seront apportées à la résolution de l'ONU sur les maladies non transmissibles".
Les régions les moins développées font face à un fardeau plus lourd : Globocan montre que la plus grande partie du fardeau du cancer survient dans les régions les moins développées du monde, tant en termes d'incidence du cancer (56 % des nouveaux cas de cancer sont survenus dans des régions en développement en 2008) que de mortalité par cancer (63 % des décès par cancer). En Afrique, l’augmentation du nombre de nouveaux cas de cancer du poumon approchera 30.000 pour l’année 2010 (Voir schéma de droite sur le cancer du poumon)
Les cancers les plus fréquemment diagnostiqués dans le monde sont ceux
· du poumon (1,61 millions de cas, soit 12,7 % du total),
· du sein (1,38 millions de cas, soit 10,9 % du total),
· le cancer côlorectal (1,23 millions de cas, soit 9,7 % du total).
Les causes les plus fréquentes de décès par cancer sont
· Le cancer du poumon (1,38 millions de décès, soit 18,2 % du total),
· de l'estomac (0,74 million de décès, 9,7 %),
· le cancer du foie (0,69 million de décès, soit 9,2 % du total).
Des cancers différents selon le niveau de développement: Le cancer n'est ni rare, ni limité aux pays à ressources élevées. Les cancers du col de l’utérus et du foie sont beaucoup plus fréquents dans les régions en développement, tandis que ceux de la prostate et du côlon-rectum sont plus fréquents dans les régions développées.
Globocan propose ici un outil interactif de données par région ou par pays et de calcul des tendances en ligne. En France, par exemple (Voir histogramme de gauche), la prévalence du Cancer du sein est parmi les plus élevées des pays d’Europe.
Sources: OMS (Vignette), CIRC, Globoscan, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 2 juin 2010
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Cette actualité a été publiée le 03/06/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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