GRIPPE A : EN EUROPE, LIMITER LA VACCINATION, recommande l’Agence européenne
Actualité publiée le 15-06-2009
ECDC
Il est fort probable, dit l’ECDC que le nombre réel de cas soit beaucoup plus important. Néanmoins, la situation semble calme en Europe où l’Agence européenne, ECDC déclare 237 nouveaux cas déclarés en 24 H à comparer aux 6315 nouveaux cas rapportés dans le monde sur la période. Mais l’ECDC prévient : le nombre de cas déclarés provient des déclarations des autorités sanitaires de chaque pays via les laboratoires d’analyse et est très certainement inférieur à la réalité. Et l’ECDC recommande encore: « La vaccination devra être limitée aux pays les plus touchés ».
200 cas, sur ces 237 nouveaux cas, sont déclarés au Royaume-Uni, 19 cas de transmission locale sont déclarés par les Pays-Bas.
Le nombre d’Etats européens touchés n’a pas évolué, 26 états sur 31 ont rapporté des cas avérés.
Hors de l’Europe, l’augmentation des cas est importante avec 6315 nouveaux cas (soit une augmentation de 23%), un nouveau décès est intervenu à Mexico et 70% de ces nouveaux cas déclarés aux Etats-Unis. Le Canada déclare également 537 nouveaux cas.
L’hémisphère sud voit sa diffusion augmenter fortement avec 641 nouveaux cas au Chili, 127 en Argentine et 134 en Australie.
4 grandes lignes d’intervention figurent au Plan de préparation et de lutte contre la pandémie :
1 Le diagnostic précoce et la surveillance du virus
2 La compréhension précoce des caractéristiques stratégiques du nouveau virus, sa virulence, les symptômes et complications
3 Le contrôle de la communication de crise et de l’information à transmettre aux autorités sanitaires et aux unités de gestion des services de santé
4 La mesure des impacts des différentes mesures, en particulier, sur un plan pharmacologique, les conséquences de l’administration d’antiviraux ou d’une vaccination (étendue ou générale).
Le bilan actuel de l’ECDC, pour l’Europe se veut rassurant : Une pandémie, dit l’ECDC a peu de risqué de se déveloper en Europe, c’est pourquoi, les deux premières lignes d’intervention sont prioritaires par rapport aux actions 3 et 4.
Une surveillance microbiogique du virus est primordiale, elle sera partie intégrante de la stratégie de surveillance globale mise en place en Europe.
La compréhension des caractéristiques du virus est vitale car nous ne connaissons pas encore l’importance de la « prochaine vague épidémique ».
Ces deux premiers chantiers conditionnent la communication et les mesures pharmacologiques qui pourraient être mises en place, en Europe, dans un second temps.
Il appartiendra, recommande l’ECDC tout comme l’OMS, à chaque pays d’adapter ensuite les mesures d’information, de mobilisation et de vaccination en fonction de sa situation locale. La dispense d’antiviraux et la vaccination en particulier ne seront réservées qu’aux pays les plus touchés, précise l’ECDC qui pilote actuellement des études sur l’efficacité d’une vaccination étendue contre le virus A/H1N1.
Source EDCD :
http://ecdc.europa.eu/en/files/pdf/Health_topics/Surveillance_and_studies_in_a_pandemic_in_Europe.pdf
Mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, santé log, le 14 juin 2009
Lire aussi :
GRIPPE A/H1N1 : L’OMS se mobilise pour les pays en développement
GRIPPE A/H1N1 : LE VIRUS AUX PORTES DE L’AFRIQUE
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Cette actualité a été publiée le 15/06/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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