GRIPPE A/H1N1 : Les PRIORITES DE VACCINATION en Europe
Actualité publiée le 26-08-2009
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Mesures de protection des personnes les plus vulnérables et mesures de maintien des services vitaux du pays, sont les 2 objectifs de la vaccination. L’European Centre for Disease Control and prevention (ECDC), notre « OMS » européen publie ses directives pour la vaccination contre le virus A/H1N1 dans la situation de pandémie actuelle. Un document qui fournit aux autorités sanitaires des informations et des conseils sur l'utilisation et de vaccin contre la grippe pandémique et surtout des options pour la hiérarchisation des stratégies et des groupes « cibles » pour la vaccination.
L’ECDC rappelle d’abord une virulence plus importante du virus A/H1N1 en raison de l’absence de « pré-immunité » des populations européennes face à ce nouveau virus, encore inconnu des classes d’âge inférieur à 65 ans. Par conséquent, le nombre réel de cas de grippe risque selon l’ECDC d'être plus élevé que celui des cas de grippe saisonnière.
La vaccination à partir d’une souche spécifique est considérée comme l'un des moyens de lutte les plus efficaces protéger les populations en cas de pandémie. Toutefois, le vaccin contre la grippe pandémique ne sera pas disponible pour tous dès le début de la saison grippale en Europe, les livraisons des fabricants seront échelonnées, et il y aura vraisemblablement des délais voire des difficultés de distribution. « Assurer l'approvisionnement en vaccins sera difficile dans un délai raisonnable », confie l’ECDC dans son communiqué.
L'utilisation stratégique de vaccins, après réflexion sur les principaux groupes prioritaires est essentiel pour optimiser les effets bénéfiques de la vaccination, en fonction du volume de doses disponibles. Les objectifs généraux de la vaccination doivent donc être précisés avant toute décision de priorité sur telle ou telle population « cible ». Ces décisions peuvent être spécifiques à tel ou tel pays, ou région, précise le communiqué : En fonction des « ressources » de vaccins et du système sanitaire, ou simplement du nombre de seringues, du mode de distribution.
Les objectifs d’une stratégie de vaccination en cas de pandémie sont de 2 ordres :
- Les mesures d'atténuation, d’abord, qui vont permettre de protéger les personnes les plus vulnérables, comme les sujets atteints de maladies graves, par exemple.
- Les mesures de protection des services essentiels ou vitaux pour le pays.
L’imprévisible implique une stratégie spécifique : A/H1N1 est un nouveau virus, rappelle l’ECDC et les « pandémies des temps modernes » sont toutes différentes… et de la grippe saisonnière également. En conséquence, les groupes à risque sont également différents des groupes à risque face à la la grippe saisonnière.
Une stratégie spécifique doit donc être adoptée qui met davantage l'accent sur la nécessité de maintenir les services essentiels du pays qui doivent donc être intégrés aux groupes prioritaires pour la vaccination.
Les groupes cibles de la vaccination sont, selon les recommandations de l’ECDC :
- Les personnes âgées de moins de 65 ans avec des conditions chroniques sous-jacentes (maladies respiratoires chroniques, maladies cardiovasculaires, troubles du métabolisme (diabète, notamment), maladies hépatiques et rénale, personnes avec déficit d'immunité (congénitale ou acquise), troubles neurologiques ou neuromusculaires chroniques, ou toute autre condition qui implique un déficit de l'immunité ou de la fonction respiratoire;
- Les jeunes enfants (en particulier de moins de deux ans);
- Les femmes enceintes.
L’ECDC fait remarquer, qu’en cas de grippe saisonnière, les personnes âgées de 65 ans et plus sont prioritaires pour la vaccination, ce qui n’est pas le cas dans les recommandations actuelles concernant le virus A/H1N1. Selon l’ECDC, les personnes âgées semblent généralement d'être à risque plus faible d’infection probablement en raison de leur immunité
D’autres groupes pourraient se voir proposer la vaccination, il s’agit
- Des enfants : Il existe des arguments en faveur de l'offre de vaccination pour les enfants car ils peuvent participer à « l'amplification locale » de la diffusion du virus.
- Les professionnels de santé pour des raisons évidentes, en particulier de maintien des services de santé.
- Les bébés de moins de six mois ne pourront, à ce stade, être vaccinés en raison de l'absence de données sur l'immunogénicité et la sécurité du vaccin et il serait donc logique de proposer la vaccination aux personnes en contact avec eux.
- Enfin, les travailleurs indispensables pour la réponse à la pandémie.
Source: ECDC, communiqué et rapport : Interim guidance: Use of specific pandemic influenza vaccines during the H1N1 2009 pandemic
Mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, santé log, le 26 août 2009 (Visuel Novartis)
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Cette actualité a été publiée le 26/08/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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