GRIPPE A/H1N1 : 2 NOUVEAUX CAS en ALGERIE, L’AFRIQUE reste TRES DEMUNIE
Actualité publiée le 05-07-2009
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Deux nouveaux cas de grippe A(H1N1) viennent d'être confirmés samedi 4 juillet en Algérie, portant à 7 le nombre de personnes touchées dans le pays. Ce sont donc, au 5 juillet, 125 cas recensés sur le continent Africain. Si l’Afrique du sud et centrale sont encore peu touchées, la préparation mondiale pour l’Afrique reste « relativement inactive », selon une agence de l’ONU, L’OCHA PIC chargée d’apporter son soutien technique aux pays les plus vulnérables. Etat des lieux de l’épidémie sur le continent africain.
En Algérie, ces deux nouveaux cas ont été importés, puisqu’identifiés chez 2 jeunes gens âgés de 21 et 17 ans, en provenance de Washington via Londres. Ces deux nouveaux cas portent à sept le nombre de personnes infectées en Algérie, depuis la confirmation du premier cas le 20 juin.
L’OMS comptabilise sur le continent Africain, au 3 juillet, avec ces 7 cas en Algérie, un total de 125 cas, dont 67 cas déclarés en Egypte, 17 cas déclarés au Maroc, 3 cas en Tunisie et, plus au sud, 12 cas dont 11 récents au Kenya, 12 cas en Afrique du Sud, 1 cas très récent en Ouganda, en Ethiopie, en Côte d’Ivoire toujours 2 cas, au Cap vert toujours 3 cas.
La préparation mondiale face à cette pandémie reste « relativement inactive », selon une agence des Nations Unies, alors que les premiers cas ont été enregistrés en Ethiopie, au Kenya et en Ouganda.
La mise en place de « barrières sanitaires » : C’est la première mesure prise par les ministres de la Santé de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) se sont réunis mi-juin à Kinshasa pour mettre en place des barrières sanitaires pour empêcher l'introduction de ce virus dans chacun des Etats notamment grâce à une réglementation des importations de produits à risques, à la sensibilisation des populations et au renforcement de la surveillance aux aéroports. Néanmoins, les mouvements de population, non contenus, au-delà des frontières représentent un risque de diffusion du virus important et non contrôlable.
Un nouveau programme d’accès aux antiviraux : Le laboratoire Roche vient de lancer un programme d'accès au Tamiflu® (Oseltamivir), traitement antiviral contre le virus A/H1N1 à destination des pays en développement. En effet, seuls 0,02% soit 6 pays en développement dans le monde disposent de stocks d’antiviraux. Un prix réduit, un paiement échelonné, un stockage et une livraison rapide assurés par le laboratoire, ce programme devrait permettre aux pays de l’hémisphère sud de faire face, en toute sécurité, à la diffusion du virus. Si le Congo, site de l’Agence locale pour l’Afrique a déjà été livré d’antiviraux par l’OMS, les autres pays d’Afrique du sud en sont encore démunis. 70 pays pourront accéder immédiatement au Tamiflu®, selon le laboratoire Roche dont les pays africains.
Une aide à l’accès au vaccin : On sait que Sanofi Pasteur réservera 10% de sa production de vaccin A/H1N1 (1) à l’OMS, afin de l’aider à lutter contre la pandémie dans les pays en développement. Par la suite, si ses capacités de production de vaccin grippal de devaient être entièrement dédiées au seul vaccin pandémique, Sanofi Pasteur proposerait alors ce vaccin à un prix adaptés aux conditions économiques des pays en voie de développement.
L'absence de moyens de diagnostic sur place et l'obligation d’envoyer les prélèvements aux CDC décale la remontée des données épidémiologiques. En Afrique, les capacités de diagnostic des laboratoires sont très insuffisantes car jusqu’à présent, les pays et leurs partenaires ne sont pas vraiment déterminés à mettre en place des politiques et des plans de mise en œuvre nationaux en matière de laboratoires », a expliqué Giorgio Roscigno, directeur de la Foundation for Innovative New Diagnostics (FIND), un organisme de recherche diagnostique à but non-lucratif.
L’absence de plan de préparation dans certains pays d’Afrique : Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA PIC) à Nairobi, la capitale kényane, seuls l'Ethiopie, l'Erythrée, le Kenya, la Tanzanie, Djibouti, le Rwanda, le Burundi, la République Démocratique du Congo, la République Centrafricaine (CAR), et la république du Congo auraient mis à jour leur plan de préparation et de lutte contre la pandémie.
Une aide technique des Nations Unies : L’Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) est chargé par l’ONU de coordonner les aides nationales et internationales sur les interventions humanitaires. OCHA PIC fait partie de l'équipe régionale de « réponse rapide » et apportera un soutien technique entre juillet et septembre pour accélérer la préparation et la réponse dans des pays considérés comme les plus vulnérables notamment la Somalie, le Soudan, le Kenya, la Guinée Equatoriale, la République Centrafricaine, le Tchad et l'Erythrée.
Une communication balbutiante en santé publique : Selon OCHA PIC, les partenaires régionaux ont exprimé leurs inquiétudes sur les canaux et messages de communication inadéquats qui sont utilisés pour atteindre la population.
Plus à l’Est, en Syrie, un premier cas de grippe A(H1N1) vient d’être annoncé par un responsable du ministère de la Santé. La malade est une Syrienne rentrée à la fin du mois dernier d’Australie et son état est "stable".
Mise en ligne Maurice Chevrier, santé log, le 5 juillet 2009
Sources OMS, Africa.com, OCHA PIC (Visuel Nairobi, Kenya, © Julius Mwelu/IRIN) http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=85128
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