Grippe A/H1N1 : VERS UN DISPOSITIF ELARGI EN France
Actualité publiée le 01-07-2009
Préparation
Un plus grand nombre de centres habilités à accueillir les patients atteints, une mobilisation à venir des professionnels de santé, une mise quasi systématique des cas suspects sous antiviraux, des décisions de fermeture pour les 14 écoles touchées dès les premiers cas identifiés, la France qui compte au 1er juillet 2009, 299 cas, s’adapte à la diffusion géographique du virus qui, selon l’InVS, ne présente pas « une circulation active en France ».
Si selon les rapports de l’OMS, la France connait une évolution de la diffusion bien inférieure à la moyenne européenne, si la majorité des cas sont bénins (1 seul cas rencontré à complications) qui rappelle que la plupart des cas sont bénins, ce seront très bientôt 400 établissements sanitaires qui seront habilités à prendre en charge, en France, les cas suspects de grippe A/H1N1. Les aéroports ont été également rappelés au 30 juin, par décret au J.O. à leur devoir de prévention (Lire (1))
Mobilisation des professionnels de santé libéraux : La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait déclaré jeudi 25 juin au Congrès médical de Nice que la progression de la pandémie en France allait certainement conduire «à étendre, dans le courant de l'été, la prise en charge des patients en milieu ambulatoire», c'est-à-dire par les médecins et les professionnels de santé libéraux. Aujourd’hui, c’est toujours le rôle des SAMU soit les Centres 15 qui assurent la réception des appels concernant des cas. Mais, à ce jour, nombre de médecins libéraux et professionnels de santé libéraux se sentent démunis, en terme d’information et de protocole, quant à l’accueil, en cabinet de consultation des cas suspects (contamination en salle d’attente, par exemple). La description des cas est en ligne sur le site de l’InVS.
Une seconde phase « d’atténuation » de la diffusion du virus : L’InVS prépare maintenant la seconde phase, celle dite d’«atténuation », dont l’objectif et d’atténuer le pic de l’épidémie, en ralentissant la transmission du virus. Cette phase a pour but d’éviter la surcharge du système de soins et limiter la désorganisation sociale liée à la survenue simultanée d’un trop grand nombre de cas. Elle peut consister, en cas de diffusion locale importante, à mettre sous traitement par Tamiflu® sur simple examen médical et sans analyse biologique.
La situation en France : De nouveaux épisodes aux écoles de Valenton, de Créteil, de Paris 13è ont été identifiés ces é derniers jours. 14 établissements scolaires ont été touchés par le virus, tous ont décidé la fermeture soit temporaire, soit pour les épisodes les plus récents, jusqu’au début des vacances d’été. La mise élargie sous Tamiflu® des élèves et de leur entourage est maintenant systématique. L’infection diffuse dans de nouveaux départements comme le Lot et le Doubs. L’Institut de veille sanitaire (InVS) fait état au 1er juillet de 299 cas et 200 cas encore en cours d’investigation.
Sources : InVS, mis en ligne par Maurice Chevrier, Santé log, le 1er juillet 2009
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(1) GRIPPE A/H1N1 : LES AEROPORTS rappelés à leur devoir de PREVENTION
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