GROSSESSE, ACCOUCHEMENT : Leurs complications tuent un demi-million de femmes et 4 millions de nouveau-nés
Actualité publiée le 02-02-2009
Soins primaires
Chaque année, dans le monde, 4 millions de nouveau-nés meurent dans les 28 jours qui suivent la naissance.
Les femmes des pays les moins avancés du monde risquent 300 fois plus de mourir en couches ou de complications liées à leur grossesse que les femmes des pays développés, constate le dernier rapport sur La Situation des enfants dans le monde, présenté par l’UNICEF en janvier 2009.
La santé et la survie des mères et des nouveau-nés sont intimement liées et nombre d’interventions destinées à sauver la vie des mères bénéficient également aux enfants. C’est l’une des conclusions de l’édition 2009 de La Situation des enfants dans le monde de l’UNICEF qui présente les possibilités qui existent de combler l’écart entre les pays riches et pauvres.
« Chaque année, plus d’un demi-million de femmes meurent de complications liées à leur grossesse ou à l’accouchement, dont environ 70 000 filles jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans », souligne la Directrice générale de l’UNICEF, Ann M. Veneman. « Depuis 1990, les complications liées à la grossesse et à l’accouchement ont fait périr 10 millions de femmes, d’après les estimations ».
Tant la mère que le nouveau-né sont vulnérables dans les jours et les semaines qui suivent la naissance – une période d’importance capitale au cours de laquelle il faut assurer des interventions cruciales, comme des visites post-natales, une bonne hygiène et des conseils sur les signes qui indiquent que la vie de la mère ou du nouveau-né est menacée.
Des taux de mortalité infantile en baisse de 30 à 50%.dans certains pays :
Le Niger et le Malawi, par exemple, ont quasiment diminué de moitié leur taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans entre 1990 et 2007. En Indonésie, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est tombé au tiers de ce qu’il était en 1990 et au Bangladesh, il a chuté de plus de la moitié.
Un risque de décès maternel toujours très élevé en Afrique et en Asie : On n’a pas autant progressé pour diminuer les risques courus par les mères, qui sont particulièrement vulnérables au cours de l’accouchement et dans les premiers jours après la naissance. Dans le monde en développement, le risque de décès maternel sur la vie entière est de 1 sur 76, alors qu’il est de 1 sur 8 000 dans les pays développés.
Environ 99 % des décès dus à des complications pendant la grossesse surviennent dans les PEVD
Les dix pays où le risque de décès maternel sur une vie entière est le plus élevé sont le Niger, l’Afghanistan, la Sierra Leone, le Tchad, l’Angola, le Libéria, la Somalie, la République démocratique du Congo, la Guinée-Bissau et le Mali. Dans ces pays, le risque de décès maternel sur une vie entière va de 1 sur 7 au Niger à 1 sur 15 au Mali. Et pour chaque femme qui meurt, vingt autres souffriront de maladies et de séquelles qui auront souvent des séquelles graves et durables.
Dispenser les soins « dans un continuum » :
Pour abaisser les taux de mortalité maternelle et néonatale, le rapport recommande que l’on dispense des soins essentiels par le biais de systèmes sanitaires qui intègrent les soins dans un continuum, au foyer, par le biais de services de santé de proximité et dans des établissements de santé ainsi que la mise en place d’un modèle de soins de santé primaires qui s’adresse à chacune des étapes de la vie de la mère, du nouveau-né et de l’enfant.
« Sauver la vie des mères et de leurs nouveau-nés exige que l’on aille au-delà d’une simple intervention médicale », a fait valoir Mme Veneman. « L’éducation des filles joue un rôle capital dans l’amélioration de la santé maternelle et néonatale et elle a aussi des retombées bénéfiques sur les familles et les sociétés entières ».
Source : Communiqué UNICEF du 15 janvier 2009, mis en ligne par Maurice Chevrier, Santé log le 1 février 2009
Photo vidéo et vignette Unicef
Télécharger le rapport "Situation des enfants dans le monde 2009"
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Cette actualité a été publiée le 02/02/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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