H1N1 chez l’Animal : L’OMS VIGILANTE SUR LA MUTATION DU VIRUS
Actualité publiée le 06-11-2009
Surveillance
Pour faire suite aux différentes détections de virus H1N1 chez l’animal (porcs, chat, furets), l’OMS rappelle que la vigilance sur une éventuelle mutation du virus doit inclure la surveillance des infections de grippe chez les animaux sensibles, les mammifères ou les oiseaux. Si la plupart des virus de la grippe touchent et circulent « entre mammifères », la transmission croisée entre espèces est déjà connue.
C’est donc l’objet d’une mise au point de l’OMS, publiée sur son site le 6 novembre, qui précise que de nombreux tests réalisés par les laboratoires de son réseau de surveillance n’ont détecté aucun signe de mutation du virus en une forme plus virulente. L’OMS confirme donc l’efficacité des vaccins mis sur le marché développés avec la souche identifiée.
Chez les porcs, qui sont «sensibles» aux infections de la grippe humaine, aviaire et porcine. Comme les virus grippaux ont huit gènes parfaitement segmentés, le porc peut fonctionner comme un véritable « réservoir » de virus grippaux favorisant l'échange de matériel génétique et donc la mutation du virus. Depuis l’apparition du virus H1N1, un petit nombre d'infections dans des élevages de porcs ont été rapportés. Des preuves limitées suggèrent la transmission directe du virus de l’Homme à l’Animal. Avec la diffusion de l’épidémie, l’OMS souligne que la transmission de l’Homme au porc pourrait devenir plus fréquente.
Chez d’autres espèces, chez des dindes au Chili et au Canada et quelques animaux de compagnie aux Etats-Unis, les signalements sont plus rares. Selon l’OMS, ces cas ne présentent aucun risque particulier pour la santé humaine.
La présence du virus H5N1 de « la grippe aviaire » chez les volailles dans plusieurs pays et son comportement est plus préoccupante pour l’OMS, même si les données disponibles à ce jour sont rassurantes.
Un virus H3N2, chez le vison roman sur plusieurs élevages qui peut se combiner aux souches humaine et porcine a été également signalé par les autorités du Danemark sans transmission du virus à l’Homme.
L’OMS conclut à l’observation d’une constante évolution des virus grippaux avec un potentiel de changement surprenant et donc à la nécessité d'une vigilance constante, également chez les animaux. Ces événements de santé animale doivent donc être déclarés conformément aux exigences de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE).
Source OMS, mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log, le 6 novembre 2009 (Visuel OMS, Institut Pasteur)
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Cette actualité a été publiée le 06/11/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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