H1N1 en UKRAINE : 800.000 CAS et des professionnels de santé sous pression
Actualité publiée le 07-11-2009
Veille OMS Europe
Le bureau OMS Europe publie un état des lieux sur la flambée épidémique débutée il y a une semaine en Ukraine. L’équipe internationale d'experts de l'OMS poursuit son évaluation en Ukraine, pour le compte du gouvernement depuis maintenant cinq jours, les neuf membres du groupe ont établi des procédures d'enquête rigoureuse, qui permettront d'identifier les caractéristiques du virus, afin de pouvoir recommander des mesures immédiates et limiter la propagation du virus.
En Ukraine, avec 110 décès identifiés, une montée du nombre d’infections respiratoires aiguës, environ 800.000 personnes touchées dont 35.000 hospitalisées, les personnels de santé, assistés par l’équipe d’experts de l’OMS sont sous forte pression.
Près de la moitié de l'équipe de l’OMS est basée dans la région de l'ouest de Lviv (voir carte ci-contre), une des zones les plus touchées, pour effectuer ses recherches et ses analyses. Le reste de l’équipe est resté dans la capitale, Kiev, pour participer aux activités de soutien, de communication, de logistique et de coordination.
Confirmer que le virus en Ukraine est identique : Le ministère de la Santé de l'Ukraine a fourni à l'équipe de Lviv des notes cliniques sur plus de 100 cas. En outre, ces experts ont reçu des informations sur le nombre de décès précoces, et a pu interroger le personnel médical. L’objectif de l’équipe est d’être en mesure de confirmer que l'épidémie en Ukraine est similaire à la pandémie liée au virus H1N1 présente dans d'autres pays et cela, en examinant les facteurs liés aux maladies sous-jacentes ou chroniques, les traitements et les soins apportés.
Assister les personnels de santé : Le personnel de santé des centres de secours de Lviv a également été interviewé par l’équipe OMS. A la suite de ces entretiens, l’un des experts de l’OMS a informé : « Les personnels de santé sont sous pression énorme, mais ils reçoivent des dispositifs et traitements médicaux et gèrent au mieux. Le moral est bon. Dans le même temps, nous devons insister auprès des professionnels de santé sur l'importance de protéger non seulement les patients mais de se protéger eux-mêmes.
Organiser la surveillance : L'équipe de l'OMS a été en mesure de réunir en réseau les laboratoires du pays pour s’assurer que les procédures de diagnostic du virus A/H1N1 ont été standardisées et renforcées.
Lancer la « bonne » communication : S'assurer aussi d’une bonne information du grand public, en particulier sur les mesures simples de prévention est également l’une des priorités de l’OMS sur place, en liaison avec les partenaires locaux et les organismes des Nations Unies basées à Kiev. Une campagne de communication, qui sera diffusée en télévision, en radio et sur l'Internet, la plus importante jamais lancée en Ukraine est en préparation.
Source : OMS Europe http://www.euro.who.int/influenza/AH1N1/20091107_3?language=French , mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 7 novembre 2009 (Visuel et vignette Ministère de la santé ukrainien)
Lire aussi :
BILAN OMS- H1N1 : Saison grippale précoce dans l’hémisphère nord -
H1N1 en FRANCE : 8 NOUVEAUX DECES EN 4 JOURS –
H1N1 et PLUS de 50 ans : Risque moindre d’infection, risque majeur de complications –
H1N1 chez l’Animal : L’OMS VIGILANTE SUR LA MUTATION DU VIRUS - |