H1N1 en UKRAINE : LA FLAMBEE se poursuit avec 1.400.000 CAS DECLARES
Actualité publiée le 18-11-2009
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Mi-octobre, l’OMS alertait sur une flambée de pandémie H1N1 en Ukraine qui se poursuit avec à ce jour près d’1 million et demi de cas identifiés et près de 300 décès. Malgré un grand nombre d’hospitalisations (près de 75.000) justifiées par une forte proportion d’infections respiratoires aigües, les équipe de l’OMS, diligentées sur place ont confirmé la capacité à faire face du système de santé ukrainien ainsi que la motivation des personnels soignants. Au 17 novembre, l’OMS confirme, après analyses préliminaires, que le virus est semblable à celui utilisé pour produire le vaccin et n’a donc pas subi de mutation.
La diffusion du virus se poursuit en Ukraine, touchant 26 des 27 régions d’Ukraine, avec près d’1.400.000 cas identifiés (au lieu de 800.000 il y a 2 semaines) et près de 300 décès. Plus de 75.000 personnes seraient hospitalisées.
La progression de l’épidémie en Ukraine avait motivé l’envoi, sur place, d’une équipe internationale d'experts de l'OMS qui devait procéder à évaluation, pour le compte du gouvernement. Cette équipe est sur place depuis maintenant 3 semaines et les neuf membres du groupe ont établi des procédures d'enquête rigoureuse pour vérifier l’éventualité d’une mutation du virus H1N1 qui aurait pu expliquer sa propagation plus rapide.
Mercredi 11 novembre, la dernière équipe régionale d’investigation de l’OMS est rentrée à Kyev pour rédiger ses conclusions. L’équipe de l’OMS a trouvé le système sanitaire d’Ukraine bien préparé pour gérer l’afflux des cas, et le personnel très motivé. Ce même jour, le ministère de la Santé a organisé et dirigé une téléconférence à Kyev, reliant 486 hôpitaux et près de 10 000 docteurs dans les 27 régions d’Ukraine afin de favoriser l’échange d’expériences cliniques et d’enseignements tirés de la lutte contre le virus pandémique H1N1 2009. Les cliniciens des zones les plus durement frappées ont discuté en détail des thérapies qu’ils avaient administrées et de la manière de les adapter à l’avenir.
Le dernier rapport de l’OMS du 17 novembre, confirme que les tests préliminaires n’ont pas révélé de changements sensibles du virus de la grippe pandémique H1N1 2009, dans les échantillons prélevés sur des patients ukrainiens. Les analyses sont effectuées par deux centres collaborateurs de l’OMS pour la grippe dans le cadre du réseau mondial de surveillance de la grippe. Au total, 34 échantillons ont été analysés de manière indépendante par le Centre collaborateur OMS de référence et de recherche sur la grippe Mill Hill à Londres (Royaume Uni) et par le Centre collaborateur de l’OMS pour la grippe (surveillance, épidémiologie et lutte), à Atlanta (Géorgie – États-Unis d'Amérique).Le séquençage génétique préliminaire montre que le virus est semblable à celui utilisé pour produire le vaccin contre la grippe pandémique et confirme à nouveau l’efficacité de celui-ci actuellement.
L’OMS précise que Les réponses aux questions supplémentaires sur le virus pandémique en circulation en Ukraine viendront quand on disposera de davantage de données.
Sources : OMS et OMS Europe, mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log, le 18 novembre 2009
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