H1N1 et PLUS de 50 ans : Risque moindre d’infection, risque majeur de complications
Actualité publiée le 06-11-2009
Etude
L'étude du JAMA a portée sur un peu plus de 1.000 patients hospitalisés en Californie, en août, au milieu de la première vague épidémique démarrée dès avril 2009. Réalisée sur la base des données fournies par le département en santé publique de Californie entre avril et août 2009, elle conclut, sans surprise, comme les différentes études de l’OMS, que les plus jeunes sont plus vulnérables au virus H1N1 mais également que les âgés présentent un taux de décès plus importants. Les plus de 50 ans seraient à risque moindre d’infection et à risque majeur de complications.
Sur le groupe de patients contaminés et hospitalisés, 32 %, étaient des jeunes de moins de 18 ans (35% en France pour les enfants âgés de mois de 15 ans)
-Age moyen des personnes hospitalisées : 27 ans (24 ans en France)
-Un taux d'hospitalisation de 2,8 pour 100 000 habitants en moyenne atteignant 1,5 pour 100.000 pour les plus de 70 ans.
-Le taux de décès atteint 11 % sur la base des personnes hospitalisées, prises en compte dans l’étude et 20 % pour les plus de cinquante ans.
-Un taux d’entrée de 31% en services de soins intensifs sur les 66% qui « passent » des radiographies des poumons.
-Le délai moyen entre le début des symptômes et le décès est de 12 jours, rappelons qu’en France, la durée médiane d’hospitalisation est de 3,5 jours pour les cas non graves, 11 jours pour les cas graves et de 22 jours pour les cas graves avec syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA) (Source derniers rapports épidémiologiques français (InVS)).
-Enfin, la principale cause de décès confirmée est la pneumonie et les SDRA.
Le risque aggravé par la présence d’une pathologie sous-jacente, déjà reconnu par de nombreuses études, est confirmé par cette nouvelle enquête. Ainsi, 68 % des patients hospitalisés suivis souffraient d’obésité, d’hypertension, de diabète, de pathologies rénale ou digestive …
Néanmoins, 30 % des patients hospitalisés étaient en bonne santé. Les complications se voient donc à tout âge. La gravité est généralement liée au terrain sur lequel elle survient ou aux surinfections bactériennes qu'elle favorise. Les personnes à risque de complications sont donc les patients porteurs de maladies chroniques, les sujets âgés de plus de 65 ans, les femmes enceintes et les personnes vivant en institution.
Source : JAMA, Accéder à l’abstract de l’article du JAMA, mise en ligne Yann-Mickaël Dadot, Santé log, le 4 novembre 2009
Lire aussi :
GRIPPE A/H1N1 : POURQUOI 50 % des décès touchent des sujets en BONNE SANTE -
Réagissez à cette actu sur Santé Blog
Cette actualité a été publiée le 06/11/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
|