H1N1 : LES RAISONS POUR LESQUELLES 83% DES FRANÇAIS ne veulent pas du vaccin
Actualité publiée le 25-10-2009
Opinion publique
Zoom sur les raisons d’une opposition aujourd’hui très majoritaire à la vaccination : seulement 17% des Français ont l’intention de se faire vacciner, selon le dernier sondage IFOP réalisé auprès d’un échantillon de près de 1.000 répondants, les 22 et 23 octobre. Mais surtout une baisse spectaculaire de l’intention de vaccination dans un laps d’un mois seulement.
Les derniers chiffres (d’après le sondage IFOP réalisé pour Dimanche Ouest France):
Près d'un sondé sur deux (49 %) explique qu'il ne se fera "certainement pas vacciner". Les Français ne sont pas inquiets : 16 % des sondés se déclarent inquiets contre 32 % lors du précédent sondage.
L’intention de vaccination a bien décliné depuis le 4 septembre 2009, date du précédent sondage qui donnait une petite majorité (55%) de Français prêts à de se faire vacciner contre la grippe A dont 29% « à titre certain ».
Déjà début septembre, un quart des interviewés (24%) se révélaient totalement rétifs à toute vaccination, aujourd’hui cette proportion a donc quasiment doublé.
Les raisons du revirement de l’opinion publique :
-Une faible activité grippale en France, avec 36 décès depuis le début de l'épidémie, on est loin des 4 à 6.000 décès causés chaque année par la grippe saisonnière,
-Des effets indésirables méconnus: Leur description actuelle est basée sur les études réalisées sur le vaccin contre la grippe saisonnière et non sur le nouveau vaccin. Les effets indésirables des adjuvants ne sont pas connus avec la souche H1N1,
-Les procédures accélérées d’homologation des vaccins contre la grippe pandémique, qui peuvent augmenter le risque d’effets indésirables,
-La possibilité que l’Afssaps, en France puisse autoriser un vaccin, directement, sans passer par l’homologation de l’agence européenne du médicament,
-L'efficacité actuelle des antiviraux et l'absence de mutation du virus,
-Une communication sur une vaccination massive tant dans sa planification logistique que dans la création toute récente, par décret d’un fichier centralisé de suivi de la vaccination avec accès possible des agents sanitaires,
-Un manque de précision en France sur le plan technique de la vaccination (1 ou 2 doses ?, quelle vaccination pour les immuno-déprimés en cas de non disponibilité de vaccins sans adjuvant…),
-L’opinion également partagée de la communauté médicale et une réserve exprimée des professionnels de santé sur la vaccination,
-Les budgets engagés par le gouvernement, plus d’1 milliard d’euros (et le volume de doses commandées soit 94 millions d’unités), en pleine période de crise économique,
-La communication des laboratoires pharmaceutiques qui présentent le vaccin, comme un facteur de croissance,
-La montée des collectifs antivaccination et des recours en justice dans le monde.
Mise en ligne Yann-mickaël Dadot, Santé log, le 24 octobre 2009 (Visuel INRP : "Foule". Olivier Suire-Verley)
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