HAÏTI : Les professionnels de la naissance français se mobilisent
Actualité publiée le 28-01-2010
Séisme en Haïti
Haïti, au cœur des décombres, des femmes enceintes, des jeunes enfants, des femmes meurtries, blessées, et plus aucune infrastructure ni professionnels pour les prendre en charge, les accoucher, les opérer, les soigner. L’association Gynécologie Sans Frontières (GSF) et ses partenaires, le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF), le Collège National des Sages-Femmes (CNSF), la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale, la Société Française de Gynécologie et l’Association des Gynécologues-Obstétriciens en Formation, se mobilisent auprès des femmes et s’engagent sur le terrain.
GSF sur site : Depuis le 25 janvier dernier, deux gynécologues de GSF et un anesthésiste participent à une mission d’évaluation des besoins, menée conjointement avec Pompiers Sans Frontières, avec le soutien financier de la région Pays de la Loire et de la Fondation de la ville de Lille. Cette première mission de deux semaines les conduit à Port-au-Prince, dans l’un des hôpitaux rescapé qui fonctionne partiellement malgré le sinistre ainsi qu’à Léogane, une ville ravagée à près de 95 %, située à une vingtaine de kilomètres de la capitale haïtienne. Elle permettra d’évaluer les moyens à mettre en œuvre pour aider les Haïtiens doublement touchés par la catastrophe, survenue dans un contexte sanitaire déplorable.
Des statistiques alarmantes, selon l’OMS (décembre 2009) :
-un index synthétique de fécondité de 3.6 ;
-un taux de fécondité des adolescentes de 69 % (nombre de naissances chez les 15/19 ans pour 1 000 jeunes en 1 an) ;
-une mortalité maternelle globale de 670/100 000 ;
-un taux de mortalité néonatale de 32/1 000 ;
-un taux global de césarienne de 3 %, anormalement bas qui ne permet pas la prise en compte des réels besoins du terrain ;
-23 personnels de santé pour 10 000 habitants qui ne suffisent pas à assurer les soins de santé primaires prioritaires.
Au-delà de l’urgence dictée par l’actualité, ces chiffres témoignent d’un déficit chronique en structures de soins. En Haïti, seulement 26 % des femmes (soit une femme sur 4) bénéficient de l’assistance d’un personnel qualifié pour accoucher – elles étaient 21 % dix ans plus tôt – de bien maigres progrès.
GSF rappelle qu’Haïti était en état d’urgence avant l’urgence… Si l’actualité attire aujourd’hui l’opinion internationale sur l’ampleur du désastre, lorsque les cadavres seront enterrés, lorsque les gravats seront dégagés, il faudra accompagner la population, l’aider à reconstruire et créer les conditions d’un avenir meilleur. Avec ses partenaires, Gynécologie Sans Frontières invite à la mobilisation immédiate pour soulager les Haïtiennes dans leur terrible présent. Tous s’engagent durablement auprès de ces femmes pour leur assurer des lendemains plus dignes.
Source : Communiqué de l’équipe de GSF, mise en ligne Maurice Chevrier, Santé log, le 28 janvier 2010 (visuels Minustah)
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Pour partir en mission en Haïti, contact par email avec CV à : deleguee@gynsf.org
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