HOSPITALISATION A DOMICILE : Plus d’un patient sur trois relève de soins palliatifs
Actualité publiée le 26-02-2009
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Contact: FNEHAD – Anne DABADIE: a.dabadiet@fnehad.fr mis en ligne Maurice Chevrier, santé log, le 26 février 2009.
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L’Assemblée Nationale a adopté à l’unanimité le 17 février 2008 la proposition 
de loi présentée par Jean Léonetti de création d’une allocation d'accompagnement d'un malade en fin de vie. Cette initiative a retenu toute l’attention de la Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile,
la FNEHAD, présidée par le Dr Elisabeth Hubert, ancien ministre de la Santé.
La FNEHAD rappelle en effet à qu’elle regroupe en 2009 plus de 175 services d’HAD,
et l’adoption de cette proposition devrait permettre, selon Jean Léonetti lui-même, de
« compenser pour partie la perte de revenus liée à l’accompagnement à domicile d’une personne en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable », initiative qui est
« de nature à faciliter la présence d’un proche auprès du mourant ».
L’accompagnement en fin de vie est une des missions de l’HAD : plus d’un patient sur trois placé en hospitalisation à domicile relève de soins palliatifs. L’intervention d’un établissement d’HAD « permet d’allier la qualité et la sécurité des soins hospitaliers à l’humanité du domicile et la chaleur de la présence des proches ».
Sur le chemin de la qualité de l’accompagnement de la fin de vie et des soins palliatifs, la France a en quelques années rattrapé en partie un retard que lui reprochait Lucien Neuwirth dans un rapport au Sénat que personne n’a oublié. Cette progression vers la suffisance des besoins en prise en charge spécialisée à domicile suppose aussi qu’on développe les capacités d’accueil en HAD pour mieux « aider les aidants » dans un accompagnement qui est parfois particulièrement éprouvant, mais qu’ils ont voulu, de préférence à l’admission de leur proche dans un établissement de santé où il finirait ses jours sans revoir son cadre familier. De plus en plus de malades expriment leur vœu de mourir à leur domicile.
La FNEHAD a rappelé, lors de sa journée nationale en 2008, que le projet de loi Hôpital, Santé, Patients, Territoires a prévu de reconnaître (enfin !) le domicile comme lieu possible d’exercice d’un établissement de santé : ce serait « un encouragement de la part des pouvoirs publics et des élus en faveur du développement de la prise en charge des soins palliatifs en HAD », dit la FNEHAD.
Le retard en développement des soins palliatifs en France a d’ailleurs été souligné dans le récent rapport de Marie de Hennezel remis en septembre 2007 au ministère de la Santé. Il s’agissait d’un rapport sur les « capacités » hospitalières en accueil de soins palliatifs. Défendant le bilan actuel, le ministère a par ailleurs insisté sur la place de l’HAD dans ce type de soins en citant « 20 000 séjours consacrés aux soins palliatifs en 2007 ».
Cela est à souligner car pour beaucoup de familles, la fin de vie due à une pathologie, qui nécessite des soins palliatifs (notamment le traitement de la dépression et de la douleur) ne se conçoit qu’au domicile, entre famille et (éventuellement) HAD…
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Cette actualité a été publiée le 26/02/2009 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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