HTA ET CERVEAU : "Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension"
Actualité publiée le 13-12-2008
HTA:
Mardi 16 décembre prochain, Journée nationale de lutte contre l’hypertension artérielle, avec le Comité français de lutte contre l’HTA, le CFLHTA(1), sur un thème de santé publique sur lequel hypertensiologues et cardiologues attirent l’attention des Français : l’impact délétère de l’HTA sur le cerveau. L’excès de pression (tension) subi par l’artère contribue au développement de l’athérosclérose et fragilise la paroi artérielle. Le risque de l’HTA pour le cerveau est l’accident vasculaire cérébral (AVC) hémorragique, par rupture de la portion fragilisée d’une artère, l’anévrisme. (En fait, l’AVC est plus souvent ischémique : obstruction athéromateuse d’une artère cérébrale).
Sur le plan neurologique, l’HTA est bien un facteur de risque pour le cerveau. Pour en informer mieux les Français, le CFLHTA publie une nouvelle brochure : Je protège mon cerveau en soignant mon hypertension. En exergue, le Pr Jean-Jacques Mourad, président du CFLHTA, écrit : « « Les études récentes mont montré que la pression artérielle de vos 50 ans va conditionner l’état de votre cerveau et la qualité de son fonctionnement pour vos vieux jours… ».
Mais ce qu’ont montré les nombreuses études sur les facteurs de risques cardio-cérébro-vasculaires, notamment l’étude de Framingham, c’est que l’allongement de l’espérance de vie s’accompagne d’une augmentation de la prévalence des troubles de mémoire et de démences. On estime qu’il y a actuellement 20 millions de personnes ainsi atteintes dans le monde, 80 millions dans quarante ans, car un cas de démence est diagnostiqué toutes les 7 secondes, dit le CFLHTA.
La protection du cerveau dépend du diagnostic précoce et du traitement efficient de l’HTA. Ce n’est pas seulement pour éviter la rupture d’anévrisme sous l’effet d’un pic de tension ou l’ischémie du tissu cérébral par extension de l’athérome jusqu’aux petites artères. C’est aussi pour prévenir la maladie d’Alzheimer ! En effet, dit le CFLHTA, selon des études récentes l’HTA crée à la longue un terrain favorable à la maladie d’Alzheimer, et le lien a été établi entre HTA chronique et apparition de démence.
La stratégie est simple : la prescription d’un traitement antihypertenseur. Le cerveau n’est pas, bien sûr, le seul organe-cible à bénéficier du traitement – lorsque l’observance et le suivi médical et biologique sont efficaces. Mais dans leurs connaissances sur l’HTA, grâce notamment aux médias, les Français semblent oublier le risque cérébral… alors que le traitement antihypertenseur est aujourd’hui le seul traitement reconnu pour prévenir le risque de démence, souligne le CFLHTA !
Une nouvelle pédagogie apparaît indispensable, et le CFLHTA espère que son message sera entendu est diffusé : ses brochures sont disponibles via la Fédération française de cardiologie (2). Il est indispensable que chaque Français connaisse ses chiffres de tension (95 % les connaîtraient), mais, paraît-il, 89 % estiment que l’HTA n’est pas un problème sérieux (Source citée par le CFLHTA : World Hypertension League, enquête téléphonique chez les adultes âgés de plus de 40 ans, mai 2008).
Connaître sa tension suppose que l’on aille régulièrement chez un professionnel de santé, mais aussi que l’on est adepte de l’automesure tensionnelle, dont le CFLHTA promeut depuis plusieurs années la pratique responsable et bien utilisée, avec des appareils médicalement validés. Il existe des sites officiels qui diffusent les dernières validations en date, dont le CFLHTA (3), lequel a montré comment un schéma de plusieurs mesures, soigneusement notées dans un agenda tensionnel, pouvait aider un médecin à prendre en charge de façon adéquate un patient.
Le recours à l’automesure ne vous dispense pas de prendre très régulièrement l’avis de votre médecin, dit me CFLHTA, rappelant que l’autotensiomètre est un moyen efficace de surveillance d’un traitement par l’hypertendu lui-même, en liaison avec son médecin, pour l’évaluation périodique du traitement.
Dernier conseil (maintes fois répété) : le traitement antihypertenseur est un traitement au long cours, disons « à vie »… Mais c’est tout le système cardio-cérébro-vasculaire qui en bénéficie. Rien ne justifie son interruption.
Auteur : Yann-Mikael Dadot, Santé log, mis en ligne le 12 décembre 2008
Accéder aux sites :
(1) www.comitehta.org
(2) www.fedecardio.com.
(3)… et aussi www.automesure.com
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Cette actualité a été publiée le 13/12/2008 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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