IVG et CONTRACEPTION : Renforcer la prévention pour les mineures
Actualité publiée le 10-03-2010
Journée de la Femme
A ceux qui ne retiennent que la hausse des forfaits IVG, le Ministère répond par un dispositif renforcé, en particulier à destination des mineures : Education sexuelle, dispositif gratuit et anonyme d'accès à la contraception pour les mineures dans les zones dépourvues de centres… Car la priorité, comme l'ont exprimé aussi certaines associations, au-delà d’un accès de proximité et facilité à l’IVG, c’est aussi plus de prévention et une meilleure éducation des jeunes femmes sur la contraception. Car plus de 10.000 IVG par an interviennent chez des jeunes filles de moins de 18 ans.
Le Ministère de la Santé a donc souhaité rappeler, le 8 mars, à l’occasion de la Journée de la femme, l’ensemble des mesures prévues et en cours, indiquant que son action ne se limitait pas à la hausse du forfait IVG.
Déjà, un éventail de mesures prévues par la Loi « Hôpital » : Selon la loi HPST, l’accès à la contraception doit être facilité par la délivrance de la contraception par les services de médecine préventive des universités, le droit de prescription, pour les sages-femmes de contraceptifs oraux dans toutes les situations et de renouvellement, pour 6 mois, pour les pharmaciens et les infirmières.
Le rapport de l’IGAS, publié début février avait recommandé, pour une meilleure prise en charge des grossesses non désirées, le développement des structures autorisées à pratiquer les actes d’IVG :
Si, depuis l’année dernière, rappelle le Ministère, les centres de planification et les centres de santé, ainsi que les médecins généralistes par convention, sont autorisés à pratiquer les IVG, la rémunération de l’acte en regard de son coût pour la structure ou le professionnel restait dissuasif. Cette proposition s’accompagnait donc d’une recommandation de l’IGAS de forte revalorisation forte du forfait IVG dans les établissements de santé.
De nouvelles mesures, de la prévention à la prise en charge des grossesses non désirées, on été présentées par le Ministère qui intègrent, une meilleure connaissance de l’échec de la contraception ou du recours à l’IVG jusqu’à l’accès à la contraception et à la prise en charge médicale de l’IVG :
Savoir quelles sont les caractéristiques et les déterminants du recours à l’IVG, sera possible à la fin 2010, grâce à une enquête réalisée auprès de femmes ayant eu une IVG, en particulier auprès de mineures. Quelles sont les raisons des échecs de contraception – alors que la France est un des pays les plus utilisateurs- ? Quelle est l’offre réelle de prise en charge des IVG dans le contexte actuel de restructuration du système de santé ?
Améliorer l’information et l’éducation sexuelle : Ce volet, souhaité par certaines associations et ciblé sur les mineures scolarisées, dans les maisons des adolescents devrait de lui-même limiter le recours à l’IVG. Enfin, une campagne de communication spécifique aux territoires d’Outre-mer est en cours, rappelle le Ministère, depuis le 14 février.
Favoriser l’accès à la contraception pour les mineures, par l’intermédiaire des centres de planification ou d’éducation familiale en prenant en compte les inégalités d’implantation et donc d’accès à ces centres sur le territoire, un dispositif permettant un accès gratuit et anonyme à la contraception pour les mineures dans les zones dépourvues de centres étant prévu. Les médecins généralistes sont également impliqués, avec une formation sur la contraception, à proposer et informer sur tous les dispositifs contraceptifs existants, dont la contraception d’urgence.
L’accès à l’IVG, facilité par une augmentation de « près de 50% » des forfaits IVG en les alignant sur leurs coûts réels sera renforcé par la mise en place de bonnes pratiques concernant l’IVG médicamenteuse, représentant aujourd’hui 50% des IVG pratiquées mais également, comme pour le volet contraception, par une réorganisation de sa prise en charge au niveau régional, intégrant, sous le couvert des Agences régionales de santé (ARS), l’offre de soin et de prévention, tel un acte de soin totalement reconnu.
Source : Ministère de la Santé, mise en ligne Alexis Yapnine, Santé log, le 9 mars 2010 (Vignette Fil Jeunes, affiche INPES)
Lire aussi : AVORTEMENT : 27 MILLIONS d'euros pour la prise en charge des IVG
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Cette actualité a été publiée le 10/03/2010 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration
de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.
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