Journée nationale du Collège national des sages-femmes : naître, et après
Parce que devenir mère n’a rien d’évident, l’accompagnement global des femmes après la
naissance est au centre de cette Journée, qui se tiendra le 9 juin de 8 h 30 à 17 h à l’ASIEM
6, rue Albert de Lapparent, Paris (7e).
C’est d’abord la grossesse, qui touche à l’image du Soi, changeant les contours du corps et les
contours affectifs du couple. Puis la naissance et la rencontre, la fatigue, avec le petit être qui
n’a rien du bébé imaginé, avec qui il faut prendre le temps de faire connaissance. Père, mère
et enfant doivent doucement trouver leur place dans la cellule familiale en plein bouleversement.
Et la fatigue n’aide pas, attisant tiraillements et doutes, de sorte que souvent, les femmes se sentent
seules et démunies, incapables d’être à la hauteur de l’impératif social de bonheur maternel absolu.
D’autant que les femmes ne peuvent pas toujours s’appuyer sur l’expérience de leur propre mère :
soit à cause de la distance géographique qui les sépare ; mais aussi parce que le suivi de la
grossesse et de la naissance a tant évolué que leurs mères ont du mal à suivre ; enfin, parce que
devenir mère remet en jeu la relation à sa propre mère et fait parfois surgir ou ressurgir des tensions
qui ne facilitent pas la communication entre générations.
Conscientes des besoins des nouvelles mamans, soucieuses de leur offrir l’appui qui leur permettra
de nouer/renouer la confiance en elles et en leurs compétences, les sages-femmes consacrent leur
journée thématique à l’accompagnement des femmes après la naissance.
Seront ainsi abordés : le retour à la maison, la dépression post-partum, le travail sur la réappropriation
corporelle, et la difficile question de la sexualité après l’accouchement. Elles proposeront des réponses
concrètes, élaborées au fil de leur expérience, afin de donner aux femmes des clefs qui les aideront
à vivre leur vie de mère dans la continuité de leur vie de femme, d’épouse, de compagne, de fille, pour
sortir plus fortes et plus épanouies de l’heureuse épreuve de la maternité.
Maternité, image du corps et sexualité seront notamment évoqués. Après la grossesse et l’accouchement,
la fatigue, la prise de poids tout comme le bouleversement émotionnel, ne facilitent pas toujours la reprise
de la sexualité. Et l’absence de sexualité n’aide pas à la réappropriation du corps, quand l’image de la
femme s’efface au profit de celle de la mère. Dans un couple sur deux, c’est l’homme qui fait le premier
pas vers sa compagne. Et souvent tard : la majorité des couples ne retrouvent le chemin de l’intimité
sexuelle qu’environ deux mois après la naissance.
Source : MHC Communication pour le CNSF. Tél. : 01 49 12 03 40. MHC@mhccom.eu |